Equipe:
Durée: 100‘
Genre:
Date de sortie:
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un homme, Dragan, et une jeune femme, Jeanne, s'aiment. Elle est française, il est (ex-)yougoslave. Il est peintre, elle travaille dans une bouquinerie. Leur amour sera mis en péril au détour d'un contrôle d'identité, Dragan séjournant à Paris san visa. Il "bénéficie" de trois jours pour quitter le pays. Les tourtereaux décident de passer outre la loi et de continuer leur union dans la clandestinité.

Notre critique:

LOVERS est le cinquième film se soumettant aux règles du Dogme 95, soit grossièrement: un tournage en vidéo sans éclairage ou autre artifice supplémentaire. Outre cela, c’est également la première oeuvre réalisée par Jean-Marc Barr, qui laisse sa carrière d’acteur en suspens, le temps d’une trilogie.

La liberté d’aimer est donc l’argument principal de LOVERS avec, en toile de fond, le problème des sans-papiers et une politique européenne plus axée sur le financier que sur le social. La bonne idée est, ici, d’avoir justement eu recours à une réalisation en vidéo digitale car, si l’histoire a des relents rachitiques, elle est compensée par sa mise en image. Véritable troisième oeil, Jean-Marc Barr nous fait entrer de plein pied au sein de ce couple illégal, nous imposant son regard proche et sec. Privilégiant la spontanéité, LOVERS est fait de tous petits riens, de moments volés où la liberté de création prédomine face à un système ancré dans une absence d’évolution narrative. Si on peut reprocher une (trop) forte dose de naïveté à son concepteur, on aurait tort de l’inculper de mauvaise réalisation. Certes la caméra bouge, mais elle nous fait vibrer aux rythmes de ces interprètes, Elodie Bouchez et Sergei Trifunovic, visiblement capturés dans leur intimité fictive.

A propos de l'auteur

Journaliste