Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 07/03/2000
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Gabrielle éprouve un amour impossible pour Lennox, un chanteur has been qui ne croit plus en rien. Elle s'abrite dans ses rêves confus d'adolescentes pour échapper à la réalité. Ils connaitront un voyage éthéré aux émotions à fleur de peau.

Notre critique:

EN AVOIR (OU PAS) – 1996. Sandrine Kiberlain ou la dérive d’une jeune fille confrontée au chômage et à la misère. Une récolte de prix mérités pour un premier long métrage en forme de coup de poing.

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A VENDRE – 1998. Sandrine Kiberlain ou la fuite en avant d’une femme bousculée par ses passions, en quête d’un amour trop parfait.

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LOVE ME – 2000. Sandrine Kiberlain, encore. Et toujours Laetitia Masson derrière la caméra. Leur troisième collaboration sur toile d’Amérique façon Elvis Presley s’annonçait prometteuse. Hélas, la déception est au rendez-vous.

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Malgré l’interprétation brillante de Sandrine Kiberlain et celle, irréprochable, de Johnny Hallyday, LOVE ME ne nous touche pas. Le scénario s’étire en longueur, emmèle prétentieusement le rêve et la réalité. Les personnages se noient dans un océan de confusion qui ne prend son sens qu’au cours d’un final ambigü. Si Laetitia Masson s’investit avec sa sensibilité d’artiste sur les thèmes qui lui sont chers (amour, douleur, existence), cette fois, elle les appuie par des effets visuels ampoulés, véritables stigmates d’un certain cinéma d’auteur français qui a tout pour déplaire. Elle alourdit son propos, s’éloigne de son public, ennuie.

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LOVE ME est un glaçon cinématographique qui fond lentement dans l’eau tiède. Il ne nous reste plus qu’à espérer que le duo Masson-Kiberlain se réveille vite de ce long rêve insipide.

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Journaliste