Titre français: Lions et agneaux

Equipe:
Durée: 92‘
Genre: Drame
Date de sortie: 06/11/2007
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

A Washington, un sénateur Républicain (Cruise) essaye de "vendre" sa nouvelle stratégie pour gagner la guerre à une journaliste sceptique (Streep). Dans une ville universitaire, un professeur idéaliste (Redford) pousse ses élèves à réfléchir au sens qu’ils veulent donner à leur vie. Et dans les montagnes enneigées d’Afghanistan deux soldats américains luttent pour survivre...

Notre critique:

Après plus ou moins sept ans d’absence derrière la caméra, Robert Redford se fend d’un film-réflexion sur la politique, les média et les divergences d’un gouvernement qui s’est engagé sur des voies compliquées et difficile en se battant pour défendre sa vision de la démocratie…
En adoptant un récit triple (deux huis-clos et un récit d’action), le scénariste Matthew Carnahan (THE KINGDOM) joue sur trois approches et multiplie les points de vue sur un même sujet. Ainsi la discussion entre le sénateur et la journaliste met clairement le gouvernement Bush en cause mais elle porte aussi sur la validité des informations délivrées par les médias qui ont "vendu" la guerre en Irak! D’un autre côté, on peut comprendre pourquoi et comment les deux jeunes étudiants d’origine étrangère veulent s’impliquer pour la défense de leur pays d’accueil et veulent être réellement actifs. Et enfin, on assiste à la désertion d’un élève de science politique parce qu’il ne croit plus que la politique puisse changer quelque chose.
La construction en parallèle des trois récits amène au fur et à mesure à se poser des questions de plus en plus complexe, à nuancer petit à petit le point de vue du spectateur et à lui montrer que rien n’est simple dans ce type de débat même si le film n’est pas vraiment en faveur de l’action guerrière pour la résolution des problèmes.
Entre un Tom Cruise toujours aussi monolithique et un Robert Redford philiosophe, Meryl Streep tire parfaitement son épingle du jeu, traduisant les hésitations de sa difficile profession de journaliste… Il manque peut-être dans ce tableau un ou deux personnages vraiment ‘noirs’ car tous semblent pour finir être tellement objectifs dans leurs faits et gestes que LIONS FOR LAMBS devient un peu trop lisse et manque parfois d’un petit plus dramatique dans le débat…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...