Equipe: Emmanuelle Seigner, Gérard Depardieu, Jean-Pierre Améris, Marc-André Grondin
Durée: 93‘
Genre: Drame
Date de sortie: 25/12/2012
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le long d'un rivage, des hommes et des femmes s'enfuient dans un bateau abandonnant le jeune Gwynplaine sur la plage. Ce dernier s'enfonce alors dans les terres sous une tempête de neige et recueille sur son chemin un bébé dont la mère est morte de froid...

Notre critique:

Adapter au cinéma des grands classiques de la littérature ou du théâtre reste de l’ordre de l’exercice périlleux, le dépoussiérage étant souvent difficile et la transcription pure et dure relevant souvent d’un ennui sans nom. Pour L’HOMME QUI RIT, Jean-Pierre Améris a donc tenté de s’emparer d’une oeuvre du grand Victor Hugo

Et si on avait beaucoup aimé LES EMOTIFS ANONYMES du même Jean-Pierre Améris, peut-être parce que les personnages avaient une consistance et une profondeur, on ne retrouve hélas pas cela dans L’HOMME QUI RIT où seul le côté baroque et dramatique transparaît laissant dans l’ombre le formidable romantisme qui a toujours transcendé l’oeuvre d’Hugo.

L’amour impossible entre Gwynplaine et Dea affleure à peine, l’attaque frontale du pouvoir et de la royauté est esquissée et les manipulations politiques ne sont qu’un épisode du récit. Heureusement, la mise en scène d’Améris parvient par contre à retranscrire un peu du romantisme de l’écrivain surtout au niveau des décors et de la photographie… Cela sauve un peu l’ensemble, avec l’interprétation, particulièrement celle d’Emmanuelle Seignier

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...