Equipe:
Durée: 89‘
Genre: Comédie
Date de sortie: 19/06/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Pégase, petite société provinciale de vente à domicile, exploite le message en cinq volumes d’un prophète idéaliste, Ralph Spiegel. Le futur gendre du patron, Jérôme Le Tallec, la trentaine dilettante, est débarqué par son beau-père au sein d’une équipe de vendeurs du Nord de la France. Il tente de s’intégrer et devient le témoin, adepte malgré lui, des méthodes peu orthodoxes de ces mercenaires du porte-à-porte.

Notre critique:

A priori, une histoire comme celle-là semble plus proche de RESSOURCES HUMAINES ou de ROSETTA que d’une comédie. Et pourtant, ce drame social évolue très vite sous les coups de butoir des dialogues percutants en une comédie où le pathétique des personnages fait plus qu’affleurer.
LES PORTES DE LA GLOIRE est le premier long métrage de Christian Merret-Palmair. Mais le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai en matière d’écriture, puisqu’il a co-écrit et réalisé plus de 400 sketches pour Karl Zéro dans sa période Canal +, ainsi que la dernière série des Monsieur Manatane avec Benoît Poelvoorde. Visiblement, cette difficile école de la télé et du sketch a réussi à Merret-Palmair, qui signe un film fort sur les faiblesses de gens plus proches des petites crapules que des parfaits gentlemen.

Si le film décrit à merveille des gens pathétiques, et si cela fait sa force, on peut aussi y voir sa faiblesse, car ce type de personnage peut agacer tant il est tout ce que l’on ne souhaite jamais être ou jamais rencontrer. Dans ce cadre, l’empathie avec les protagonistes n’est évidemment pas aisée…

Poelvoorde est proprement étonnant et efficace dans le rôle du salopard intégral, mais ne pourrait-on pas lui suggérer de changer de registre (c’est plus ou moins le même rôle que dans LES RANDONNEURS ou LES CONVOYEURS ATTENDENT) avant que de s’y retrouver enfermé à jamais? Quant au reste du casting, entre Etienne Chicot, Yvon Back et Michel Duchaussoy, on ne sait plus ou donner de la crapule…

A voir au second degré et à savourer en mâchant bien les dialogues et situations.

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...