Equipe: Benoit Poelvoorde, José Garcia, Philippe Harel
Durée: 119‘
Genre: Comédie
Date de sortie: 23/10/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dans les années soixante-dix, il y avait les grands coureurs cyclistes, comme Merckx. Et puis il y avait les autres, les petits pédaleurs des kermesses du dimanche, tous plus ambitieux les uns que les autres… Ghislain Lambert – interprété par Benoît Poelvoorde - aurait pu être l’un d’entre eux.

Notre critique:

Au fil du temps et de ses interprétations, Benoît Poelvoorde est devenu une marque de fabrique, une sorte de gage de qualité. Quelle qualité? Celle de voir du bon Ben ou le gaillard Poelvoorde singe les pov’gens, les beaufs arrogants et maniérés qui ont, comme tout un chacun, des rêves et qui désirent les concrétiser.

C’est donc sans surprise, que Monsieur Manatane nous ressert son numéro. Son jeu, déconcertant de facilité, ne s’éloigne jamais des standards qu’’il a créés. Et si on apprécie l’homme et l’acteur, on est à la fois satisfait et déçu de sa prestation. Si d’’un côté notre plaisir à le voir jouer les relous est intact, de l’’autre on se demande pourquoi l’’acteur n’ouvre pas plus sa palette de jeu. Et comme une déception vient rarement seule, la réalisation ne suit jamais…

Si Philippe Harel avait su mettre en boîte une belle équipe de randonneurs, s’’il s’était montré séduisant dans son étude de la femme en caméra subjective dans LA FEMME DEFENDUE, pour LE VELO DE GHISLAIN LAMBERT, sa mise en scène déraille. Désireux d’aborder tous les axes du cyclisme semi-amateurs, des débuts aux arrêts, avec en final la reconversion, Harel s’embourbe. Qui trop embrasse mal étreint! N’’arrivant pas à choisir une manière d’’aborder ses sujets, et surtout de traiter ses personnages, Harel oscille continuellement, brasse une grande quantité d’’egos, cherche l’’équité, change de braquet et s’’essouffle bien vite… Harel, tout comme le scénario, s’aventure dans diverses pistes et s’égare. De leur côté, Ben et les trop rares apparitions de José Garcia ne boostent pas assez l’’ensemble. L’’amusement fait un peu place à l’’agacement. Non que les scènes de Poelvoorde soient mauvaises, mais on perçoit un manque au fil de la fiction, une sensation inextricable que personne n’’a été au bout de ses possibilités, ni les acteurs qui se retiennent, ni la mise en scène manquant de mordant, ni le scénario qui s’’éparpille par manque de volontarisme.

Cela aurait pu être Le Tour De France, en fait ce n’’en est qu’’une étape !

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Journaliste