Equipe:
Durée: 91‘
Genre:
Date de sortie: 23/12/1997
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Mathilde va mal. Elle ne travaille plus. Nico, son mari, ne voit rien. Il est chirurgien, elle est cleptomane. Parfois elle s'évanouit. Mathilde est une femme avec une tête, mais pas de corps. Elle est frigide. Elle va rencontrer un docteur (en hypnose) en vue de se mettre sur les rails du plaisir. Les fruits de sa démarche déstabilisent Nico qui ne reconnaît plus celle qu'il aime. Perturbé par le plaisir, tant attendu, de sa femme, Nico se perd et dérive, mais Mathilde est là, tout près...

Notre critique:

Un conte social, une chronique sentimentale qui a toutes les allures d’une fable pour adultes. Benoît Jacquot titille les limites du vraisemblable, plonge parfois dans le fantasme pour nous servir un beau film réaliste sur la recherche de l’extase. Le cinéaste survole ce couple et invite au voyage par une approche nébuleuse et néanmoins charmeuse.

D’une douceur féminine, le film ne sombre pas dans le mielleux condescendant. Entre rêve et réalité, les personnages partent à la quête de leur moi profond sans trop négliger leur conjoint. Le thème de l’orgasme a été rarement abordé au cinéma de manière aussi belle et juste. L’incommunicabilté de ce couple équilibrant l’équation de leurs sentiments permet au film de suivre les évolutions des deux personnages de manière séparée.

Le film doit également à ses acteurs. Sandrine Kimberlain est magnifique de tendresse, d’incertitude et d’amour. Vincent Lindon la suit de près, comme son personnage, toujours à sa poursuite…

LE SEPTIEME CIEL est un film très agréable bourré de charmes. Le charme de son actrice Sandrine Kimberlain, la grande girafe que l’on adore. Le charme de son histoire femme à la recherche de son plaisir. Et finalement, le charme de sa forme.

A propos de l'auteur

Journaliste