Equipe:
Durée: 101‘
Genre:
Date de sortie: 19/01/1999
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un soldat défiguré par une bombe tombe amoureux d'une infirmière. L'infirmière se marie avec un comique. Le comique la trompe avec une femme mariée. La femme mariée retrouve un notable. Le notable se jette dans les bras d'un jeune fou sauvage. Le fou sauvage rejoint une belle prostituée. La prostituée séduit Jack l'Eventreur...

Notre critique:

Au départ, une idée pas plus bête qu’une autre: réaliser un film à sketches qui parle du désir sous toutes ses formes. A l’arrivée, une oeuvre longue et ampoulée.
Faut dire que le réalisateur Nicolas Boukhrief tire sur des ficelles usées par plus de cent ans de cinéma. Oh! Bien sûr, il le sait. Alors, il cherche l’originalité dans l’art de la référence… Hélas, le résultat est artificiel et sent le déjà-vu à plein nez. Des saynètes trop prévisibles se succèdent lentement, s’enchaînent maladroitement, et nous ennuient… pleinement! Bizarre, on attendait mieux de cet ancien journaliste de Starfix, qui a co-signé des scénarios bien plus intéressants (DOBERMANN, BERNIE ou TRAIN DE VIE). rn

Ici, Boukhrief traîne sa caméra au gré des déambulations amoureuses de personnages caricaturaux. Sans inspiration aucune. Il réussit malgré tout à mobiliser un casting renommé: dans sa galerie d’âmes perdues, on trouve Vincent Cassel (le Dob de DOBERMANN), Mathieu Kassovitz (ASSASSIN(S), LA HAINE), Caroline Cellier (FARINELLI, HOMMES, FEMMES: MODE D’EMPLOI) et Michele Placido (qui a tourné avec Visconti et les frères Taviani). Mais aucun d’entre eux ne parvient à combler les vides de son sketch. rn

LE PLAISIR (ET SES PETITS TRACAS) s’inscrit indubitablement dans cette lignée de productions européennes imbuvables. A oublier, donc.

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Journaliste