Equipe: Eugène Green, Fabrizio Rongione, Natacha Régnier, Victor Ezenfis
Durée: 115‘
Genre: Drame
Date de sortie: 20/07/2016
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un collège parisien. Deux adolescentes ont capturé un rat qu’elles ont installé dans une cage dans une cave. Elles s’amusent à le torturer tandis que Vincent, qui assiste à la scène, s’en va avant le dénouement...

Notre critique:

Vincent n’a pas de père. Enfin, c’est ce que dit sa mère qui a toujours refuser de lui donner le nom de celui-ci. Il le trouvera cependant pour son plus grand malheur, car il s’agit d’un éditeur imbu et sans scrupules.  Il imagine alors une vengeance pour tuer ce père qu’il n’a pas connu.

A partir de cette trame, Eugène Green, le plus américain (il est né à New York) des réalisateurs français, plutôt atypique, construit un scénario divisés en 5 chapitres autour de différents récits bibliques (Le sacrifice d’Abraham, le veau d’or, la fuite en Egypte, etc) mixant habilement les thèmes bibliques et la vide de Vincent.

Malheureusement, comme dans ses autres films, Eugène Green propose un film dans lequel les acteurs ne jouent pas mais déclament leur texte en faisant toutes les liaisons, les acteurs jouent en regardant le spectateur dans les yeux. Tout cela contribue à une distanciation qui passera mal auprès de la majorité des spectateurs et satisfera sans doute un petit nombre de fans de Green.

Le choix global de la mise en scène est donc très contestable et souvent très ennuyeux ne mettant que peu en avant le sujet et seuls des spectateurs prêts à ce type de spectacle pourront en profiter.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...