Equipe: François Cluzet, Jean Becker, Jean-Loup Dabadie, Nicolas Duvauchelle, Sophie Verbeeck
Genre: Drame de guerre
Date de sortie: 28/03/2018
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

1919, le commandant Lautier vient défendre un soldat décoré, Morlac, qui, au sortir de la Grande Guerre, a fait un esclandre lors de la fête d’un village. Morlac raconte alors ce qui l’a amené à cette affaire.

Notre critique:

Il est loin le temps de L’ETE MEURTRIER, il est loin le temps des ENFANTS DU MARAIS, il est loin le temps où Jean Becker signait des films plus subtils, plus profonds et avec plus d’impact, plutôt qu’un LE COLLIER ROUGE très superficiel.

Mettant très vite en place des flashbacks pour raconter l’histoire de Morlac et passant sous silence les raisons de son inculpation (“outrage à la nation”, “acte irréparable”), LE COLLIER ROUGE tente d’épaissir un mystère inexistant ou surtout un mystère inconsistant.

Aussi très vite ce soldat valeureux qui fait tout pour se faire condamner et qui pense qu’ainsi il va faire bouger les choses devient une sorte d’incongruité au milieu d’une histoire qui manque terriblement de profondeur et autant d’enjeux.

Nicolas Duvauchel (TOUT NOUS SEPARE) comme François Cluzet (NORMANDIE NUE) ne parviennent ni l’un ni l’autre à réajuster ce manque de profondeur au travers de caractères de leurs personnages respectifs, personnages qui restent à peine des témoins passifs dans le déroulement d’un récit où il ne se passe pas grand-chose.

Dommage pour ces interprètes et triste pour Jean Becker mais aussi dommage pour le spectateur qui penserai retrouver un histoire d’un autre niveau que celle d’un simple téléfilm du mardi soir.

Vous aimerez peut-être:

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...