Titre français: Dernière Danse

Equipe:
Durée: 103‘
Genre: Drame
Date de sortie: 14/05/1996
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Cindy Liggett attend son exécution depuis douze ans dans le couloir de la mort. Rick Hayes, un jeune avocat tout frais nommé à la Commission des Grâces est chargé du dossier de Cindy. Et s'il ne fait nul doute qu'elle est coupable, sa maturité et son changement de caractère remettent en cause aux yeux de Rick la peine décidée voici douze ans... Un long combat légal commence alors.

Notre critique:

Un film sur la peine de mort…

Inévitablement, alors que l’excellent DEAD MAN WALKING de Tim Robbins est encore à l’affiche en Belgique, la comparaison s’imposera à vous. Alors, tranchons tout de suite dans le vif de la discussion: même si les deux films ont un sujet identique, DEAD MAN WALKING aborde le côté humain de la peine de mort tandis que LAST DANCE traite du côté légal et administratif lié à la peine capitale. L’un déborde de sensibilté et d’intelligence, l’autre est plus rationnel et plus froid.

Au-delà du débat ‘pour ou contre la peine de mort’, LAST DANCE montre avant tout à quel point le système judiciaire américain est devenu inhumain (le rebondissement final en est la démonstration la plus attristante), corrompu et dépendant de la politique du pays.

Si Sharon Stone semble à priori à contre-emploi dans le rôle de cette femme condamnée à mort, le doute se dissipe très vite tant sa prestation est convaincante. Décidément, depuis CASINO, Sharon a clairement amorcé un tournant dans sa carrière, passant de rôles de garces sexy à des rôles de femmes fortes, impliquées socialement. Attendons de voir DIABOLIQUES.

Si LAST DANCE n’est pas une réussite, c’est en partie dû au traitement assez froid et distant du scénario qui s’applique plus à démonter la législation en vigueur qu’à relater la passion des deux protagonistes. Et tous les efforts de Sharon Stone paraissent pour finir assez vains. De plus, la mise en scène sans originalité de l’australien Bruce Beresford (DRIVING MISS DAISY) contribue à la banalisation d’une histoire qui aurait pu égaler DEAD MAN WALKING sur une variation du même thème…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...