Equipe:
Durée: 139‘
Genre: Drame de guerre
Date de sortie: 22/09/2009
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme.
Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures...
Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays.

Notre critique:

L’ARMEE DU CRIME, c’est avant tout l’histoire du combat de jeunes immigrés face à l’envahisseur nazi. Tous ces jeunes gens, qui auraient par ailleurs pu être brillants dans leur catégorie (natation, physique, etc), se muent en combattants autour d’un même idéalisme, celui de l’internationale communiste.

Rythmé par les vraies informations livrées à la radio par la propagande française, le film de Robert Guédiguian (MARIUS ET JEANNETTE, LE PROMENEUR DU CHAMP DE MARS) se concentre autour de la figure historique de Missak Manouchian, un poète arménien qui s’est engagé dans le combat et la résistance. Comme d’habitude, Guédiguian réalise un film militant plein de tendresse pour ses personnages et parvient à dépeindre un monde réaliste, ni tout noir, ni tout blanc…

Chasse aux communistes, racisme ambiant, rafles des juifs par la Gestapo, c’est toute la vision d’une époque que le réalisateur parvient à montrer sans jamais sombrer dans le misérabilisme. Il offre son point de vue et en même temps s’interroge d’une certaine façon sur la mort du communisme dans nos sociétés capitalistes modernes.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...