Titre français: La Vie Est Belle

Equipe:
Durée: 114‘
Genre:
Date de sortie: 13/10/1998
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Italie, 1938. Un homme plein de vitalité et de gaieté quitte la campagne toscane pour chercher le bonheur en ville. Guido, tel est son nom, rêve d'ouvrir une librairie mais en attendant il est engagé comme serveur au Grand Hôtel.

Il tombe amoureux d'une maîtresse d'école, Dora, promise à un parvenu. Et comme dans tous les contes de fées, il l'enlève le jour de ses fiançailles... et ils se marient et ont un petit garçon: Giosuè.

Cinq ans plus tard, les lois raciales sont entrées en vigueur dans le pays, et la famille se voit déportée et séparée...

Notre critique:

LA VIE EST BELLE est une petite merveille. Un film tendre et spirituel sur un sujet délicat dont on ressort ému mais le coeur gonflé d’énergie. Il nous fait tout simplement voir la vie d’un nouveau côté. Un côté empli de joie, de bonheur et d’allégresse.

Une imagination débridée au service d’un sujet grave où l’ombre de Charlie Chaplin apparaît; telle pourrait être une des qualifications mineures de la très belle oeuvre de Roberto Benigni.

Sans oser la reconstitution historique, Benigni esquisse l’antre du Mal comme un conte pour enfants, il fait rire sans blesser, il dénonce en donnant un espoir, en criant que malgré tout la vie reste belle et est digne d’être vécue. Guido ne cesse de porter à bout de bras l’espoir de jours meilleurs, d’une famille à nouveau réunie et de revivre l’amour comme il le conçoit. Et nous, nous nous complaisons dans l’image de son petit garçon Giosué à qui il raconte une histoire métamorphosant les camps de déportés en terrains de jeu. Il allie magie et fantaisie pour masquer sa douleur. La poésie est de tous les plans, la vie de tous les instants et le bonheur, présent, perdu ou retrouvé permanent.

La réussite de ce bout de béatitude est à peine entamée par la situation politique du moment. Au détour de chaque embuscade ou moment austère, Benigni s’efforce de relever la tête et à continuer le combat pour cacher à son Giosué les détails sordides de l’Histoire. Il n’y inclut aucune esbrouffe et ne cherche pas à dissimuler les faits, il les déguise, les décore pour les rendre plus ludiques…

Nos yeux sont ébahis, on pleure, on rit, on vit…

La projection de LA VITA E BELLA devrait être gratuite et obligatoire, elle a de quoi vous mettre du baume au coeur et de l’espoir à s’en gaver. Laissez-vous emporter et vous verrez comme la vie peut être belle si on le désire…

A propos de l'auteur

Journaliste