Equipe:
Durée: 108‘
Genre:
Date de sortie: 19/08/1997
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

18ème siècle à Palerme. Marianna Ucria est sourde et muette. Sa noble famille la marie de force à son oncle. Bon débarras. Pour la jeune fille, bientôt jeune mère, c'est un long combat qui commence. Un combat pour gagner sa liberté et le respect des autres, pour retrouver ses racines. Un combat qui trouve sa conclusion dans une terrible révélation.

Notre critique:

L’histoire de LA VIE SILENCIEUSE DE MARIANNA UCRIA, on a l’impression de l’avoir mille fois entendue. Ce drame, adapté d’un roman de Dacia Maraini, dégouline de lieux communs. Entre l’espoir et la fatalité, entre les larmes et la joie, la vie de l’héroïne est jalonnée de moments forts… banals. Elle zigzague entre les intrigues amoureuses et les vengeances crapoteuses. Le rebondissement final est prévisible par le premier lobotomisé venu. C’est du déjà-vu que seule la forme et l’interprétation peuvent sauver.

Mais voilà. Emmanuelle Laborit, l’actrice française sourde qui est à l’origine du projet, s’est mal entourée. Si son jeu est sans reproche, ses partenaires rivalisent d’impassibilité et de sentiments bon marché. En plus, leurs textes sont massacrés par le doublage. Philippe Noiret et Bernard Giraudeau font acte de présence, histoire d’attirer les foules. Mais leurs apparitions respectives sont loin de rehausser le niveau.

La mise en images peut encore nous sauver du nanar. Hélas, c’est Roberto Faenza (PEREIRA PRETEND) qui s’en charge. Le réalisateur italien fait preuve d’une absence totale de talent. Imaginez un sumo manchot jouer au badminton, et vous aurez une idée du résultat! Faenza filme sans inspiration, maladroitement, comme s’il réalisait un documentaire sur l’accouplement des blattes en antarctique. La photographie et la lumière sont sans relief, sans poésie. Cela confine à l’exploit.

LA VIE SILENCIEUSE DE MARIANNA UCRIA n’atteint même pas le niveau d’un téléfilm RTLien. Il se traîne et énerve, quand il n’endort pas. A barrer illico de vos agendas…

A propos de l'auteur

Journaliste