Equipe:
Durée: 110‘
Genre:
Date de sortie: 18/04/2000
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

1850. Saint-Pierre, une île française exposée aux vents, à la neige près du Canada. Dans cette atmosphère âpre, un meurtre a lieu. Rapidement, les coupables sont arrêtés et condamnés. L'un au bagne à perpétuité, l'autre, Neel August, à la mort par guillotine. Mais voilà, il n'y a pas de guillotine sur l'île et en attendant son arrivée du continent, Neel est confié au Capitaine et à Madame La, femme du Capitaine...

Notre critique:

Après une incursion dans la comédie dramatique en costumes avec RIDICULE en 1995, Patrice Leconte était parti exploré d’autres mondes avec l’éclectisme qui le caractérise (UNE CHANCE SUR DEUX, LA FILLE SUR LE PONT). Avec LA VEUVE DE SAINT-PIERRE, il se lance à nouveau dans le film à costumes mais s’immerge cette fois dans une ambiance mélodramatique…

Si l’atmosphère du lieu contribue au mélodrame, Leconte n’insuffle pas assez d’ampleur à l’ensemble du film. Ce manque de dynamisme se ressent fortement et ajoute à la prédictibilité et l’inéluctabilité de l’histoire. Les acteurs n’arrivent pas à se libérer de ce carcan de lenteur même s’ils font de leur mieux. Et ce n’est pas Kusturica, dont le dialogue est minimaliste, qui relève le défi.

Il reste un film dont le sujet est assez étonnant et qui distille une certaine atmosphère de fin (ou de bout) du monde. A vous de juger si c’est suffisant pour satisfaire vos envies de spectateurs.

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...