Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 06/02/2001
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le retour de l'équipe de LA VERITE SI JE MENS. Aujourd'hui, on n'est plus dans le Sentier mais on joue dans la cour des grands, ceux de la grande distribution qui inonde le marché de produits savamment étudiés pour nous faire consommer encore et toujours. Notre bande se voit propulsée dans le big-bizness où leurs Rolex en plastique et costumes à faire frémir les mouches ne valent pas plus que les titres russes de mon grand-père. Pouf, pouf, ni une ni deux, nos lascars se retrouvent -à cause d'un escroc de grande échelle- dans la mouise jusqu'au-dessus du cou.

Notre critique:

Puisqu’il le fallait, ils l’ont fait. Fort de ses près de six millions de spectateurs dans l’hexagone voisin, toute l’équipe du premier opus (hormis Elie Kakou, vous savez pourquoi!) se sont retrouvés pour des vacances plutôt bien payées ou la suite de LA VERITE SI JE MENS.

Si vous êtes à la recherche d’originalité, passez votre chemin, LA VERITE 2 se veut être un film de série où l’on joue plus sur les personnages qu’avec eux. De fait, on se fout de l’histoire (ou presque) pour uniquement s’accrocher à des acteurs fort sympathiques: Bruno Solo, José Garcia et Daniel Prévost en tête. Jouant plus sur leurs propres acquis: Garcia fait du Garcia (heureusement car il n’y a réellement que lui pour sauver les meubles), le film développe un comique de situation ou le spectateur attend les bons mots avec une avidité de toxicomane tant l’ensemble se veut faiblard et dénué d’ambition. La dose d’humour a quelque peu été augmentée en regard du premier volet, mais sa fraîcheur n’est pas toujours garantie. Il reste que de toute manière ce sera un gros succès populaire qui fera du bien aux portefeuilles de tous les participants puisque le réalisateur Thomas Gilou et Richard Anconina sortent de deux fours retentissants tant au niveau public que critique, en l’occurrence les films CHILI CON CARNE et SIX PACK. Et que nous, modestes pourfendeurs d’un cinéma inutile, méthodique et fast-foodien, tentons d’abolir sans aucune chance.

A propos de l'auteur

Journaliste