Equipe:
Durée: 90‘
Genre: Drame psychologique
Date de sortie: 15/06/2004
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Myriam revient à Paris après une longue absence New Yorkaise et retrouve ses anciennes amies qui, comme elle, sont des rescapées d'Auschwitz. Ensemble, elles se rappellent et Myriam décide après soixante ans d'éloignement de se rendre sur le site de Berkinau (la petite prairie aux bouleaux en allemand) - Auschwitz.

Notre critique:

LA PETITE PRAIRIE AUX BOULEAUX est une réussite.

Film intimiste, il nous entraîne sur les traces d’une rescapée des camps d’extermination qui cherche à faire resurgir ses souvenirs ou parfois à mieux les enfouir pour oublier une trop forte douleur. Histoire de mémoire sélective, ce presque documentaire repose entièrement sur la puissance d’évocation de son interprète principale: Anouk Aimée.
La réalisatrice et scénariste Marceline Loridan Ivens, elle-même rescapée des camps de la mort, a eu la merveilleuse idée de ne pas nous emmener dans le passé en image mais simplement au son de la voix d’Anouk Aimée et de ses réflexions dans le présent. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce choix d’évoquer plutôt que de montrer renforce l’empathie et favorise l’imagination du spectateur qui partage réellement quelque chose avec les protagonistes.

L’immersion dans ses souvenirs fait voir à Myriam ce que d’autres visiteurs d’Auschwitz-Berkinau ne peuvent plus voir. D’abord solitaire dans son retour sur son passé, elle finira par le partager avec un jeune allemand en quête d’expiation.

A voir et à montrer sans nul doute aux adolescents qui auront l’impression qu’une de leur grand-mère leur raconte un moment terrible de notre histoire…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...