Equipe:
Durée: 135‘
Genre: Drame
Date de sortie: 13/02/2007
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

1959. Alors qu'elle fait une nouvelle fois un triomphe à New York, Edith Piaf à un malaise sur scène...
Paris 1918. La petite Edith regarde sa maman Anita chanter dans les rues pendant que son père, Louis, contorsionniste de son état, est encore à la guerre. Anita, croyant aux sirènes de la renommée, part à l'étranger pour un tour de chant laissant Edith aux 'bons' soins de sa grand-mère... Heureusement, après la guerre, Louis vient la chercher...

Notre critique:

Après quelques dizaines de minutes de LA MOME, on comprend rapidement ce qui a fait d'Edith Piaf, une artiste à nulle autre semblable! Elevée par des maquerelles, traînant sa voix dans la rue, noyant sa misère dans l'alcool, voyant mourir sa fille Cécelle en bas âge, allant de tournées en amants et de bonheurs en malheurs, Edith Piaf ne pouvait avoir qu'un destin hors du commun.

Hélas, après quelques dizaines de minutes d'une caméra à l'épaule, d'allers-retours entre la fin de la vie de Piaf et son enfance, de plans très (trop) courts, on comprend rapidement qu'Olivier Dahan, qui nous avait donné un très bon DEJA MORT mais un PETIT POUCET moins réussi, n'a pas su trouver l'adéquation entre mise en scène dynamique et biographie qui aurait pu conférer l'émotion nécessaire à cette aventure humaine.

Heureusement, après quelques dizaines de minutes d'apparition de Marion Cotillard à l'écran, on comprend rapidement que cette merveilleuse actrice a su se glisser dans la peau de ce petit bout de femme pour qui la chanson et la vie se confondaient à chaque instant. Sa performance de comédienne est indéniable (il est loin le TAXI des débuts!) et l'émotion pointe à chaque regard. Avec Clotilde Courau (en Annetta) et Sylvie Testud (en Momone) complétant le tableau, la nouvelle génération d'actrices françaises confirmées prouve si besoin était qu'elles sont à la hauteur de ce type de fresque.

En définitive, LA MOME laisse un goût de bancal dans les mirettes avec une Marion Cotillard qui nous bluffe d'un bout à l'autre et un Olivier Dahan qui passe à côté du sans fautes…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...