Equipe:
Durée: 101‘
Genre: Comédie dramatique
Date de sortie: 23/05/2018
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Des filles, des mères de tous les horizons, de toutes les classes sociales, qui doivent fêter ou être fêtées parce que quelqu’un, un beau jour, a décrété qu’un jour de l’année était consacré aux mères...

Notre critique:

Dans LE CIEL ATTENDRA ou encore dans LES HERITIERS, Marie-Castille Mention-Schaar s’attachait en filigrane de ses récits aux rapports adultes-enfants en général ou aux rapports familiaux en particulier. Visiblement ce sont des sujets qui continuent à la préoccuper puisque cette fois-ci, ce sont les rapports mère-fille qu’elle met en exergue dans LA FETE DES MERES.

En partant de l’origine américaine de la fête des mères, la réalisatrice/scénariste propose un film chorale façon Claude Lelouch dans lequel des destins vont se croiser. Profitant de cet axe de son histoire, elle évoque plusieurs sujets et problèmes que rencontrent aujourd’hui les femmes dans  notre société, qu’elles soient mères ou filles: la difficulté d’être à la fois femme et travailleuse, le défi d’être une mère et de travailler.

LA FETE DES MERES ne manque ni de moments d’émotion, ni d’une qualité d’interprétation grâce à un casting féminin trois étoiles. Malheureusement, comme dans tout film chorale, les personnages et les différents sous-récits ne sont pas approfondis et sont souvent traités plus en forme de clichés que sous une forme interpellante et réflexive.

Marie-Castille Mention-Schaar aurait sans doute mieux fait de se concentrer sur une ou deux histoires (comme elle l’avait fait d’ailleurs dans LE CIEL ATTENDRA) pour donner une vraie ampleur à son sujet. Dommage…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...