Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 08/09/1998
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Lui, boucher solitaire, a hérité d'une maison trop grande. Elle, borgne orpheline, est cruellement marquée par la vie. Lui, stérile, rêve d'élever des enfants. Elle, enceinte par accident, a été abandonnée par son amant emprisonné. Ils se rencontrent. Ils s'aiment. Ils se marient. Ils fondent une famille qui doit résister à tout. Sauf au retour du vrai père, libéré quelques années plus tard. Elle pensait l'avoir oublié. Mais on n'efface pas son passé en feignant l'indifférence.

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Notre critique:

LA BUENA ESTRELLA est la bonne étoile à laquelle aspirent les trois protagonistes, Rafael, Marina et Daniel. LA BUENA ESTRELLA, la lueur au bout du tunnel, l’espoir auquel on se raccroche quand on a une vie ponctuée de malheurs et de frustrations. Marina, Rafael et Daniel sont les jouets d’un destin capricieux et aveugle qui roue de coups les petites gens sincères. Ils sont marqués du sceau de la fatalité et ne réussiront jamais à s’en débarrasser.

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Non pas qu’ils soient mauvais. Au contraire, s’ils ont bien une qualité en commun, c’est cette bonté maladroite qui les pousse à bien faire, et qui détruit tout ce qu’elle touche. A force de sauver les autres, on finit par se perdre soi-même. C’est peut-être là la leçon de cette bonne étoile.

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LA BUENA ESTRELLA est aussi l’histoire d’une cohabitation. De trois personnes sous le même toit. De deux passions dans le coeur d’une seule femme. De trois volontés de s’en sortir. Comme toute cohabitation, elle a ses moments de joie et ses moments de tristesse. C’est beau. Plein de révolte et d’émotion. C’est beau. Plein de tendresse et de compassion. C’est amer. Plein d’échecs et de sacrifices.

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La caméra de l’espagnol Ricardo Franco apporte au mélo chaleur et fougue latine. Ce qui, somme toute, n’était qu’un classique triangle amoureux devient un drame bouleversant, vif et perturbant. Bien sûr, Franco fait quelques faux pas. Il brise ses envolées passionnées par des scènes de bavardage moralisateur assez gauches. Il a parfois du mal à faire décoller son film. Il s’y reprend à plusieurs reprises. Mais le vent est favorable.

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Profitons-en avant qu’il ne tourne…

A propos de l'auteur

Journaliste