Titre français: Le Baiser Mortel Du Dragon

Equipe:
Durée: 100‘
Genre:
Date de sortie: 14/08/2001
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un espion chinois est envoyé à Paris pour assister les services secrets français pour la surveillance d'un industriel chinois lui aussi lors d'une importante transaction commerciale. Pas de chance, l'industriel se fait trucider par les hommes du chef des services secrets qui décide de supprimer l'espion devenu témoin dangereux. Ce dernier parvient à s'échapper mais se retrouve avec une sacrée brochette de patibulaires aux trousses. En guise de cerise sur le gâteau, il essaie d'aider une prostituée à s'en sortir.

Notre critique:

Et boum patatras, voici une nouvelle production Besson.

Pour situer l’ambition de la chose, il faut savoir que les grandes lignes de l’histoire ont été pondues en 2 heures et que 3 semaines plus tard le scénario était fin prêt. Résultat, pour l’originalité des rebondissements et l’épaisseur des personnages, on ira voir ailleurs. Mais il est vrai que l’objectif n’était pas de réussir un grand film d’action cérébral. Il s’agissait avant tout de mettre en valeur l’idole asiatique: Jet Li, maître es arts martiaux, gigantesque star du cinéma jaune. Et il faut reconnaître que pour ce qui est de mettre en valeur les prouesses athlétiques de Li, Chris Nahon se débrouille mieux que les habituels tâcherons engagés sur les productions Besson. La plupart des scènes d’action sont montrées avec pas mal de plans larges et en évitant le surdécoupage, pitoyable bouée de sauvetage des réalisateurs infoutus de gérer de la bagarre à l’écran (Simon West, Michael Bay, …). Nous avons donc tout loisir de découvrir le maître dans ses oeuvres physiques et il y a de quoi être soufflé. Dommage toutefois que le film se prenne au sérieux car les combats le sont aussi. Ils n’atteignent de ce fait pas le caractère hautement jouissif et burlesque des cabrioles d’un Jackie Chan. On regrettera aussi la surenchère de quelques fusillades longuettes et lourdingues qui ne sont que de pâles ersatz de ce dont est (était?) capable un John Woo.
Tchéky Karyo fait un agréable méchant dont la mort est pour une fois très originale. Par contre, Bridget Fonda est aussi crédible en prostipouffe que Dany De Vito en Tarzan. Quant à Jet Li on aura compris que ce n’est pas dans les scènes de dialogues qu’il brille le plus mais comme ce n’est pas ce qu’on lui demande on ne s’en offusquera point.

KISS OF THE DRAGON risque donc de trouver son public parmi les amateurs de films d’action décérébrés et l’on se rassurera en se disant qu’il vaut mieux qu’ils voient ceci plutôt que les fétides relents démagogiques d’un YAMAKASI. Certes, cela revient un peu à choisir entre caca dur et caca mou mais au moins avec le premier quand on tire la chasse, ça ne laisse pas de traces sur les parois de la cuvette.

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Journaliste