Equipe:
Durée: 114‘
Genre:
Date de sortie: 29/07/1997
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Nous sommes dans l'Inde du 16ème siècle. La servante d'une princesse se fait chasser du palais où elle vit pour avoir couché avec le futur époux de sa maitresse la veille des noces de celle-ci. Abandonnée de tous, la servante se réfugiera chez Rasa Devi, prétresse qui enseigne aux femmes et aux jeunes filles l'art du kama sutra. Elle y deviendra courtisane envoûtante et connaîtra le véritable amour dans les bras d'un sculpteur avant de devenir la favorite officielle du prince, toujours époux de son ancienne maitresse.

Notre critique:

KAMA SUTRA… Voilà un titre qui risque d’en pousser plus d’un dans les salles obscures pour des raisons qui auront peu à voir avec l’amour du cinéma.

Le petit cochon qui sommeille en vous risque dès lors d’être passablement déçu car l’histoire qui nous est contée ici n’a que peu à voir avec l’idée que les occidentaux se font du livre le plus célèbre consacré à la sexualité.

Le scénario écrit et réalisé par l’indienne Mira Nair (SALAAM BOMBAY, THE PEREZ FAMILY) laisse la part belle au romanesque. KAMA SUTRA tient plus du conte ou de la légende que du récit classique. Soucieuse de s’intéresser à l’histoire de l’Inde du 16ème siècle, la réalisatrice en emprunte la manière de raconter. Cela donne un film envoûtant aux décors et costumes somptueux mais dont le déroulement est parfois fort éloigné de nos préoccupations habituelles. On évolue de plain pied dans une culture aux us et coutumes que nous ne connaissons pour ainsi dire pas et dont les points de repères nous échappent a fortiori.

Cela dit, la qualité de la photographie (cadeau de Declan Quinn qui avait déjà superbement oeuvré sur LEAVING LAS VEGAS) et répétons-le des décors et costumes nous ravissent l’oeil de façon constante. A mille lieues des reconstitutions frelatées ou bon marché d’un LITTLE BUDDHA ou d’un ENGLISH PATIENT, le travail artistique réussi sur KAMA SUTRA participe à la sensualité forte comme un parfum d’encens qui baigne le film.

Si vous ne partez pas pendant ces vacances, faites un tour ducôté de ce KAMA SUTRA qui vous garantira un dépaysementtotal sans vous prendre pour un touriste.

A propos de l'auteur

Journaliste