Equipe:
Durée: 92‘
Genre:
Date de sortie: 07/08/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

En mal de finances pour ses recherches sur les vélociraptors, le Dr. Alan Grant accepte la proposition de Paul Kirby et de sa femme Amanda. Ces derniers lui demandent de survoler Isla Sorna, le deuxième site d'expérimentation de création de dinosaures dInGen, afin de leur servir de commentateur sur les dinosaures qu'ils pourraient y voir.
Mais ce n'est pas le seul but de Kirby... Et lorsque l'avion amorce sa descente sur l'île au lieu de la survoler, Alan Grant sait que son cauchemar va recommencer.

Notre critique:

Inutile de discuter et de tergiverser sur la nécessité de faire des suites… Les américains ont même réussi à imposer ce mode de pensée typiquement ‘marketing’ à une Europe en mal de cinéma (TAXI 2 ou encore ASTERIX ET OBELIX 2 en sont des preuves flagrantes). Si le public avait l’intelligence de bouder ces dernières quand elles sont de mauvaise qualité, nous n’en serions pas là !

Mais revenons à nos moutons avec ce 3e opus des aventures du parc de dinosaures le plus célèbre du monde. Pour que cela marche, il fallait encore plus d’écailles, encore plus carnivores et surtout encore plus d’action. En l’occurrence, choisir Joe Johnston à la barre n’était donc pas si innocent que cela (pour rappel, le monsieur a trempé dans les effets visuels de STAR WARS depuis le premier et il nous a gratifié de THE ROCKEETER ou de JUMANJI sans sourciller). Et ma foi cela a payé…

JURASSIC PARK III n’est certes pas un grand film, mais il tient la route en lançant de l’action, toujours plus d’action aux yeux d’un spectateur qui n’en attendait pas autant! Et en assumant bien sûr ce choix !
Dans ce but, Joe Johnston et Peter Buchman, le scénariste (dont c’est le premier script de long métrage), ont clairement réduit au minimum les interactions entre personnages humains et augmenté les scènes de rencontres inopinées entre les dinosaures et les humanoïdes… Les dialogues sont donc eux aussi réduits à leur portion congrue, ce qui laisse, il faut bien le dire, que peu de temps aux acteurs pour exprimer leurs talents, qui s’effacent au profit des dinosaures en animatronic et images de synthèse. Sam Neill promène donc avec talent ses angoisses et sa désinvolture au beau milieu de l’Isla Sorna, tandis que l’on revoit brièvement Laura Dern pour situer l’évolution des personnages. William H. Macy et Tea Leoni ne parviennent pas vraiment à exister, non par manque de talent, mais parce qu’ils sont écrasés par nos charmants reptiles !

Vous l’aurez compris, JURASSIC PARK III est à réserver à ces moments de cinéma où l’on souhaite ne pas avoir mal à la tête et où le spectacle de divertissement pur prime sur la réflexion. C’est bien dans ce cadre-là que le film atteint son but, bien mieux que le second opus en tous cas…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...