Titre français: Une Virée En Enfer

Equipe:
Durée: 97‘
Genre:
Date de sortie: 13/11/2001
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Lewis décide de quitter son campus et de traverser les Etats-Unis pour aller chercher Venna, une copine de lycée. Il achète une vieille caisse et se met en route. Ses plans romantiques se trouvent sérieusement compromis quand il décide de s'arrêter pour payer la caution de son frère, Fuller. Ce dernier a l'art de s'attirer des ennuis. Il persuade néanmoins Lewis de faire une blague à un routier par l'intermédiaire de la radio CB qu'ils viennent d'acheter. Ils se font passer pour une nymphomane et lui fixent rendez-vous dans une chambre de motel. Le lendemain la police retrouve un cadavre atrocement mutilé dans la chambre…

Notre critique:

Réalisateur du vénéneux THE LAST SEDUCTION, John Dahl a tracé sa route dans le polar et le thriller tortueux. Après avoir fait trempette dans le fantastique (UNFORGETTABLE) et un détour par les tables de jeu (ROUNDERS), celui qui a débuté comme storyboarder sur SOMETHING WILD, ROBOCOP et MARRIED TO THE MOB, réembraye dans un pur film de genre dans la filiation de DUEL.

Soit 30 ans après tonton Spiel, John nous refait le coup du camion(neur) fou qui prend en chasse un couple de jeunes lui ayant joué un – très – mauvais tour. Si le moteur narratif est extrêmement culcul et tiré par les cheveux, l’ensemble de cette production tient assez bien la route et ses maigres promesses. Voiture, camion et frissons assaisonnés de quelques touches gores pour faire dans la dentelle, voici l’itinéraire de cette frissonnade symphatique, road-movie standard à l’ambiance particulièrement soignée…

Paul Walker, fils fantasmé de Rob Lowe et Steve McQueen, se retrouve deux mois après FAST AND FURIOUS de nouveau la trogne derrière un volant et reconnaissons que ça lui va plutôt bien. Leelee Sobieski, sous-employée, vient cautionner la motivation quelque peu débile du film. Reste Steve Zahn, le perso le plus allumé de OUT OF SIGHT, qui semble singulièrement prendre les choses à coeur, à se demander si en final il ne lui manque pas quelques frites dans le sachet.

Donc, si JOY RIDE ne vole pas bien haut, il remplit honorablement son office sans rien révolutionner mais tout simplement en réactualisant une vieille recette. C’est bien dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes!

A propos de l'auteur

Journaliste