Equipe:
Durée: 96‘
Genre: Drame
Date de sortie: 31/03/2015
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Mademoiselle Célestine se voit offrir une place de domestique en Province. Hésitante et critique vis-à-vis du poste proposé, elle décide cependant d’accepter...

Notre critique:

Benoît Jacquot a à son actif, dans sa filmographie, bon nombre de films en costumes tels que SADE, LA FAUSSE SUIVANTE ou encore LES ADIEUX A LA REINE. Ce JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE vient donc s’ajouter aux adaptations de pièces ou de romans du 19e siècle qui semblent retenir l’attention du réalisateur français.
Si on se souvient du sulfureux film de Luis Bunuel, avec Michel Piccoli et Jeanne Moreau, sorti en 1964, adapté lui aussi du même roman d’Octave Mirbeau, cette adaptation de Benoît Jacquot se révèle être beaucoup plus sage et moins fantasque, mettant plus l’accent sur le côté femme indépendante de Célestine que sur les côtés sulfureux de ses rapports à la gent masculine.
Cette femme, libre avant l’heure, est bien sûr le point central et le pivot d’un récit bien maîtrisé par le réalisateur. En effet, Jacquot joue parfaitement sur les ambiances, sous tendant l’atmosphère inquiétante et trouble par une mise en scène soignée et une musique suggestive. Le drame se met en place au fur et à mesure même si il manque d’ampleur sur la durée.
Pour son personnage central, Benoît Jacquot renoue avec son actrice des ADIEUX A LA REINE, Léa Seydoux, encore toute auréolée de ses succès dans LA VIE D’ADELE ou dans SAINT LAURENT. Son jeu est suffisamment subtil, entre maîtrise et fragilité que pour renforcer le sentiment d’une ambiance tragique et étrange à la fois. On attend avec impatience sa prestation en James Bond girl dans le tout prochain SPECTRE…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...