Equipe:
Durée: 88‘
Genre:
Date de sortie: 08/04/2003
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Lorsqu'un malfrat français dérobe les joyaux de la Couronne d'Angleterre, et que ce même odieux criminel convoite le trône royal, on charge le très inexpérimenté mais très enthousiaste Johnny English de l'enquête. Et bien qu'il soit un tantinet dépassé par les événements et les gadgets, son courage et son abnégation sont sans limites...

Notre critique:

Les facéties de Mr Bean aka Rowan Atkinson n’ont jamais réellement fonctionné sur grand écran. Pourquoi? Parce que les rythmes télévisuels et cinématographiques sont incompatibles. Le principe humoristique mis en place par Rowan Atkinson pour la télévision (et qui a fait son succès) est justement basé sur le jeu temporel. Tout le monde connaît l’issue de la situation, et l’humour n’émane que du temps de réaction du personnage principal. C’est ce même principe qui se voit importé dans JOHNNY ENGLISH, variation peu enthousiasmante des James Bond mode humoristique. Et si l’on peut prendre son temps et en jouer en télévision, il est relativement ardu d’imposer à juste titre une dilatation temporelle lorsque l’on fait de l’humour sur un écran large.

Rowan nous ressert son jeu habituel, la visuellement agréable Natalie Imbruglia a pas mal de difficultés a trouver ses marques. John Malkovich, quant à lui, nous sert une de ses plus médiocres prestations jouant plus que de raison sur le cliché du franchouillard faux aristo qui baragouine l’anglais.

Peter Howitt nous avait séduits avec son SLIDING DOORS et nous avait sympathiquement divertis avec son bill-gatesien ANTITRUST. Avec JOHNNY ENGLISH, il s’enfonce dans un film de commande bedonnant et mou qui aurait trouvé meilleur écho sous un quelconque format feuilletonnesque. Tout est empâté, les gags sont indigestes puisque tout un chacun connaît la voie empruntée et sa chute! Restent alors les sursauts névralgiques d’humour atkinsonien faisant de son Bean. Triste comédie que voilà!

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Journaliste