Titre français: Johnny English contre-attaque

Equipe: Ben Miller, Emma Thompson, Jake Lacy, Mister Bean, Olga Kurylenko, Rowan Atkinson
Durée: 88‘
Genre: Comédie policière, Film d'espionnage
Date de sortie: 10/10/2018
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Cette nouvelle aventure démarre lorsqu’une cyber-attaque révèle l’identité de tous les agents britanniques sous couverture. Johnny English devient alors le dernier espoir des services secrets. Rappelé de sa retraite, il plonge tête la première dans sa mission : découvrir qui est le génie du piratage qui se cache derrière ces attaques. Avec ses méthodes obsolètes Johnny English doit relever les défis de la technologie moderne pour assurer la réussite de sa mission.

Notre critique:

Le plus célèbre agent secret de sa majesté, ou presque, est de retour! Après deux films, voici que Rowan Atkinson rempile avec son personnage de Mister Bean version espion, Johnny English. Le premier volet était une franche réussite, les aventures loufoques et mimiques d’Atkinson faisant toujours mouches. Le second volet était clairement plus dispensable car il n’avait pas l’élan énergique du premier. Ce troisième épisode était donc attendu au tournant. Retrouverait-il l’énergie du premier ou serait-il aussi dispensable et superflu que le second ? La réponse est heureusement plaisante car oui, JOHNNY ENGLISH STRIKES AGAIN (Johnny English contre-attaque) est une réussite que l’on n’attendait pas.

Alors que tous les agents secrets du Royaume-Unis sont exposés au monde entier, le MI7 est forcé de ressortir ses anciens atouts afin de résoudre l’affaire. Qui est le hacker qui s’attaque à tous les réseaux britanniques? Johnny English va donc devoir mettre ses activités de côté pour reprendre du service et sauver l’honneur et l’avenir de son pays.

Le monde est passé à la technologie mais Johnny English reste un agent de la vieille école. Il préfère le mécanique à l’électronique! Bien entendu, English n’est pas quelqu’un de très à la page, au faîte de la technologie actuelle. Cela donne lieu à quelques décalages astucieusement agencés et délicieux à regarder. Le décalage général entre English et le reste de la société est tout simplement savoureux.

Ce décalage fonctionne toujours aussi bien parce que l’histoire est bonne. C’est la base, mais elle est bien souvent délaissée dans les comédies, et sert trop souvent de prétexte pour enchainer les gags qui n’ont pas toujours de sens. Ici, le mélange entre le scénario, la personnalité d’English, ses gaffes et son incapacité à s’adapter est vraiment parfaitement équilibre alors que c’est toujours là que réside la difficulté. Le scénario est relativement classique dans le sens où le schéma qui fonctionne le mieux est celui du méchant qu’on ne soupçonne pas vraiment et qu’on croit bon mais que l’agent secret a repéré. Simple, efficace et tordant dans ce cas ci. Car oui, les gags sont hilarants, à en pleurer de rire. C’est du Rowan Atkinson pur jus qui se met dans des situations toutes aussi improbables les unes que les autres. Les gags sont au service de l’histoire et non pas l’inverse. C’est ainsi qu’English se retrouve dans des situations toutes aussi improbables les unes que les autres. Et quand bien même elles sont plus probables, le scénario parvient toujours à trouver des astuces pour mettre English dans l’embarras.

Vu le nombre de décennies depuis lesquelles il incarne ce personnage de Mister Bean, ici décliné en Johnny English, il n’est plus nécessaire de parler de la prestation de Rowan Atkinson. Il est maître dans son art et ses mimiques n’ont pas pris une ride. Parfois, on pourrait craindre que cela ne fonctionne plus mais, bien rapidement, on est rassuré. Oui, Rowan Atkinson fait toujours rire, avec ses bonnes vieilles recettes qui plus est. Il est toujours accompagné de Ben Miller dans le rôle ingrat du fidèle Bough. La première ministre prend les traits d’Emma Thompson, actrice qui va du sérieux à l’hystérie en passant par le rire en un rien de temps, caractéristiques excessivement efficace à l’écran. Le film peut aussi compter sur les présences d’Olga Kurylenko dans le rôle de la « James Bond girl » ainsi que Jake Lacy (MISS SLOANE, THEIR FINEST) dans celui du méchant.

On ne l’attendait pas à un tel niveau mais oui, JOHNNY ENGLISH STRIKES AGAIN (Johnny English contre-attaque) est une réussite surprenante qui réunit tous les ingrédients ayant fait le succès de Rowan Atkinson et ses personnages décalés, que ce soit Mister Bean et toutes ses déclinaisons. On rit beaucoup, aux éclats parfois. Rowan Atkinson n’a pas de pareil pour arriver à de tels résultats à un point tel qu’on espère qu’il continuera encore longtemps à nous faire rire.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.