Equipe:
Durée: 115‘
Genre:
Date de sortie: 07/10/1997
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Après un braquage raté, François se refugie chez un ami de son père, truand lui aussi. La police les traque, et l'unité de la bande se fissure lentement...

Notre critique:

Hormis la vague Klapish (CHACUN CHERCHE SON CHAT, UN AIR DE FAMILLE ), le renouveau du cinéma français passe par la violence. Kassovitz (ASSASSIN(S)), Kounen (DOBBERMANN) et Xavier Durringer ne veulent plus laisser le monopole du genre aux bouffeurs d’hamburgers. C’est bien dommage!

J’IRAI AU PARADIS… se veut être un mariage entre la vie de Saint-François d’Assise et celle d’un fils de gangster avalé par le cercle vicieux du banditisme. Le souci d’authenticité apporté par le scénariste Jean Miez (ex-taulard), conjugué à la caméra incisive de Xavier Durringer auraient dû nous emporter très loin dans les méandres des rouages du gangstérisme français. La séduction n’opère qu’à moitié. Le manque d’homogénéité dans l’histoire, de profondeur de certains personnages trop carrés et une vulgarité gratuite ne nous permettent pas de nous impliquer dans un récit somme toute banal. La rédemption de notre tueur à la petite semaine passera par l’amour d’une femme et la disgrâce de ses proches.

Nos cerveaux imbibés d’images made in USA, où les gangters sont beaux, l’image travaillée et le meutre esthétisé, n’ont pas l’habitude de voir déambuler les pontes de la pègre au volant de CX. Toutes ces petites frappes relèvent des mac’s de la gare du Nord et les détonations de flingues retentissent comme les pétards employés dans la série JULIE LESCAUT.

Pourtant ces facteurs n’ont pas fait dévier Xavier Durringer de son désir de réalisme profond et de ruer dans les brancards d’un cinéma français trop souvent pataud. Unique point fort du film, ce réalisme, poussé assez loin, nous offre quelques excès de violence pas piqués des hannetons.

J’IRAI… est plus un essai poussé par une vraie motivation de la part de son réalisateur qu’un film avorté et non abouti. Les idées sont présentes mais le développement qui leur est réservé à un côté nettement franchouillard et pesant. Une curiosité!

A propos de l'auteur

Journaliste