Equipe: Fanny Touron, Jean-Jacques Rausin, Myriam Boyer, Xavier Seron
Durée: 90‘
Genre: Comédie
Date de sortie: 04/05/2016
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Michel Peneud sait qu’il va mourir, c’est pour cela qu’il a décidé d’arrêter de fumer. Alors qu’il essaye son cercueil, il revient sur le film de sa vie et sur ce qui l’a conduit là où il en est: sa mère...

Notre critique:

C’est lors du Be Film Festival en décembre 2015 qu’a été présenté en avant-première JE ME TUE A LE DIRE, le premier long métrage de fiction du belge Xavier Seron. Pour ce premier film, Seron a fait fort. En centrant son récit sur la mort et sur la peur de celle-ci, il ose s’attaquer à un des grands tabous de nos sociétés occidentales.

Mais plutôt que de nous emmener dans un film pontifiant, Xavier Seron nous embarque dans une comédie noire aux dialogues et à l’humour très très noir, nous balade de saynètes en saynètes avec beaucoup de talent et de vigueur pour nous emmener vers une fin inéluctable, cette fin qui nous attend tous. Rien que le titre des différents chapitres est déjà une aventure en soi: “Ma mère ma mort mammaire”, “Sans veines, le sang vient”, Tu meurs sans tumeur”, etc.

Loin d’être dramatique, loin d’être pesant, JE ME TUE A LE DIRE voyage dans le décalé et dans l’humour avec ce grand talent qui permet de faire passer tous les sujets même les plus difficiles.

Si Xavier Seron a réussi son pari de mise en scène, il a aussi su choisir ses interprètes en conséquence avec notamment un Jean-Jacques Rausin particulièrement attachant dans un rôle entre drame et rire et une Myriam Boyer en mère au bout du rouleau qui n’a peur de rien, ni de son fils, ni de la mort.

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...