Equipe:
Genre:
Date de sortie: 10/06/2003
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Alors que le monde est au bord de l'autodestruction, John et Elena, une championne de patinage artistique, entament une procédure de divorce. Mais bien vite, ils remarquent que leur relation a en fait été mise en péril par les mêmes forces cosmiques qui bouleversent actuellement la Terre (l'attraction terrestre fait défaut dans certains endroits du globe...). Ils vont alors tout entreprendre pour sauver leur couple et le futur.

Notre critique:

Alors, niveau cata, c’est le pompon! Vinterberg s’étale de tout son long dans un film d’une prétention inouïe qui ne tient pas nullement sur ces bobines…

IT’S ALL ABOUT LOVE est une oeuvre(?) pour le moins déconcertante. Un film nourrit de dizaine d’idées (dont la meilleure est que les gens meurent de tristesse, de solitude ou de manque d’amour) mais qui ne débouche que sur un néant abyssal. Le cinéaste agite devant nos yeux mille et un petits trucs clinquants comme pour nous détourner du fond (creux) de son histoire. A l’opposé d’un cinéma dogmatique, le réalisateur de l’excellent FESTEN s’offre un peu de délire sans queue ni tête teinté d’effets spéciaux, de photo léchée, de musique redondante etc… Le principal intéressé, comprenez le spectateur, reste à la case départ! Ce conte dégingandé pour adultes respire la démarche auteurisante. S’inscrivant dans un carcan fantastique, Vinterberg se projette dans un futur (proche) pour tenter de mieux parler d’aujourd’hui et s’essaie à la diatribe sur le système. Bon, ben, c’est raté! Que dire de plus si ce n’est que l’on ressort déconcerté et sans aucune réponse. Reste à savoir ce que (nous) voulait Vinterberg en faisant ce truc (désolé, je n’ai pas d’autre nom)…

Si l’on était gentil, on pourrait dire que cet objet n’est pas en accord avec son temps, que ce film prendra sa véritable valeur dans quelques années (siècles?). Mais on n’est pas gentil avec les cinéastes qui se foutent ouvertement de la gueule du monde! Alors on persiste et on signe : d’une opacité énervante!

A propos de l'auteur

Journaliste