Equipe:
Durée: 101‘
Genre:
Date de sortie: 13/08/1996
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Alyssa est la fille de Roger Callaway, un gentil milliardaire veuf. A son retour du conservatoire, Roger lui présente sa future femme, une abominable mégère qui ne supporte pas les enfants. Effrayée, Alyssa s'enfuit. Elle rencontre Amanda, une orpheline qui passe ses vacances dans le camp financé par Roger (on vous l'a dit: Roger est très gentil!). Comme le hasard -et les scénaristes- font bien les choses, les deux fillettes sont de parfaits sosies. Elles décident donc d'échanger leur identité. Et, par la même occasion, de se débarrasser légèrement de la mégère et de la remplacer un tout petit peu par la directrice du camp de vacances, Diane Barrows (qui, elle aussi, est particulièrement gentille!).

Notre critique:

Steve Guttenberg est de retour. Non! Non! Restez-là! Ce n’est pas le dernier opus de POLICE ACADEMY qui nous vaut cette chance. Il s’agit de IT TAKES TWO, une sympathique comédie estivale. rn

Le scénario est simple, parfaitement compréhensible par des cerveaux endoloris par la chaleur. Malgré une happy end qui pointe le bout de son nez dès les cinq premières minutes du film, l’histoire ne nous prend pourtant pas pour des demeurés, contrairement à des MAMAN, J’AI BOUFFE LE SCENARIO. L’humour est léger et évite avec bonheur le piège de la vulgarité ou de la grosse farce stupide. rn

IT TAKES TWO est un film pour enfants. Il colporte son bagage de morale et de bons sentiments. Le thème n’est pas très novateur: l’échange des rôles permet aux deux fillettes de découvrir un monde totalement opposé à celui d’où elles viennent. Amanda, la pauvre orpheline qui a les allures d’un garçon manqué, goûte aux joies du luxe et d’une famille; Alyssa, l’enfant riche et précieuse, découvre la simplicité et la gentillesse, dans la personne de Diane. « L’amour est plus fort que tout » est le message du film. Dommage dans ce cas d’avoir dérapé lors de la scène finale. Elle sous-entend en effet que l’argent reste une des composantes principales du bonheur. On l’associe à la bonté. Faire le bien, c’est donner de l’argent aux autres. Vrai ou faux? Toujours est-il qu’on s’interroge sur l’utilité d’une telle scène. Accident ou préméditation? A vous de juger. rn

Heureusement, la forme l’emporte sur le fond. Côté technique, Andy Tennant se montre très volontaire. Certains gags sont particulièrement bien soignés au niveau visuel. Des ralentis, associés à des prises de vue originales, donnent ce petit plus dont avait besoin le film pour se détacher de ses semblables. Et le spectateur averti accueillera avec enthousiasme les différents clins d’oeil à des séries télés cultes, comme BONANZA ou LA QUATRIEME DIMENSION. C’est bien ! Un peu trop rare, peut-être. rn

Côté interprétation, Steve Guttenberg (COCOON, POLICE ACADEMY) et Kristie Alley (MASQUERADE, VILLAGE OF THE DAMNED) sont corrects dans leur rôle de coeur solitaire. Par contre, les deux jumelles OLSEN ne brillent pas par leur génie. En fait, seule Jane Sibbett sort du lot. Son personnage de pimbèche insupportable est particulièrement « jouissif ». C’est à elle qu’on doit 90% de nos éclats de rire. rn

IT TAKES TWO est un film drôle et familial. Même s’il n’apporte plus rien au genre, il est bourré de gentillesse et ne considère pas le spectateur comme un dégénéré irrécupérable. Un atout qui, à lui seul, mérite qu’on s’y attarde…

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Journaliste