Equipe:
Durée: 105‘
Genre: Drame
Date de sortie: 05/11/2013
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

The Gas Light Cafe, 1961. Llewyn Davis se produit sur la petite scène du café devant un public conquis et silencieux. Alors qu’il termine sa chanson, il se fait agresser par un homme qui lui reproche son comportement le soir avant dans le même café.

Notre critique:

Llewyn, musicien et chanteur folk, poète à ses heures, a perdu son compagnon de duo, Mike Timlin, qui s’est suicidé, et la vie d’auteur en solo, se révèle bien plus difficile à supporter qu’il ne le pensait. Vivant d’art et d’eau fraîche, Llewyn ne parvient pas à joindre les deux bouts et rame de divan d’amis en divan d’amis…
Parfait anti-héros façon frères Coen, Llewyn Davis est une espèce de Barton Fink de la musique, un homme solitaire qui croit en ce qu’il fait et en la pureté de son art. Ce sans domicile fixe va balader le spectateur dans la galerie de personnages de Joel et Ethan Coen construisant peu à peu un univers en marge dans le Greenwich village tant renommé comme centre artistique.
Comme d’habitude, les Coen brossent par petites touches, par esquisses successives, les caractères de leurs personnages. Moins déjantés peut-être que dans un BURN AFTER READING ou un O BROTHER WHERE ARE THOU?, plus dans la norme, ils se débattent cependant comme toujours dans un monde qui les rejettent.
Sur un sujet un peu moins porteur chez nous en Europe (la chanson folk), les frères Coen parviennent cependant à maintenir notre attention et nous faire participer à l’errance de leur personnage tout en enrichissant leur univers avec cette nouvelle composition à leur oeuvre déjà très riche…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...