Titre français: Prémonition

Equipe: Annette Bening, Katie Sagona, Neil Jordan, Robert Downey Jr.
Durée: 98‘
Genre: Thriller
Date de sortie: 20/04/1999
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Claire Cooper (Annette Bening) est sujette aux cauchemars. Mais ce qu'elle croit n'être que le fruit de son imagination prend des allures de plus en plus précises: elle revoit ou anticipe des enlèvements et des morts d'enfants. Un jour, elle imagine la disparition de sa petite fille. Laquelle est retrouvée morte au fond du lac tout proche. Claire bascule dans la folie et se lance dans une quête obsessionnelle qui la met sur la trace d'un étrange ogre androgyne vivant au milieu des pommes.

Notre critique:

Une victime en connexion mentale avec un tueur…

Une idée devenue classique dans le thriller horrifique si l’on se souvient des YEUX DE LAURA MARS et de quelques suiveurs. Force est de constater que Neil Jordan parvient à y apporter un brin d’originalité grâce à sa touche personnelle.

D’abord parce que – comme dans un cauchemar – l’histoire va de plus en plus mal, et l’espoir ne représente que des paliers dans une courbe descendante et inéluctable. Ensuite, parce qu’il donne à sa recherche du tueur l’apparence du conte de fée obscur, cet univers qui lui est si particulier. Sa lumière « en noir et couleur » est chargée de mystères, quant à la musique d’Elliot Goldenthal, elle vaut son pesant d’accords paniquants.

On pourra lui reprocher dès lors de ne pas prolonger l’onirisme noir jusqu’au dénouement: le tueur et son univers perdent toute leur magie dans la confrontation finale qui s’achève dans une course-poursuite des plus traditionnelles. Et la coda, à peine digne d’un film d’horreur d’exploitation (on louche vers MANIAC, la décapitation en moins), finit par nous détacher définitivement de la fascination du début. Mais bon, ce ne sont que les vingt dernières minutes sur un ensemble d’excellente facture, alors ne chicanons pas.

Vous aimerez peut-être:

A propos de l'auteur

Journaliste

Lorsqu'il ne gère pas la présence web de ses clients, Christophe Bruynix dévore de la fiction sous toutes ses formes. Le temps restant, il photographie, médite, soulève des poids lourds, se débat contre un "régime flexible" (fichus carbs), et il imite très bien Godzilla.