Equipe:
Durée: 103‘
Genre: Comédie
Date de sortie: 27/09/2005
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Paris 1830. Valentin vit la vie à plein poumons. Il s'étourdit dans le jeu, les femmes et l'alcool. Son oncle, lui, ne croit qu'à l'argent et au commerce. Et voici qu'un beau jour ce dernier entrevoit la possibilité de marier son coquin de neveu à la fille d'une Baronne désargentée. Mais Valentin ne voit pas les choses comme cela...

Notre critique:

A priori on pourrait voir en IL NE FAUT JURER DE RIEN une comédie légère avec un héros bondissant, virevoltant, se jouant des faquins comme des femmes… avec une pirouette. Mais comme souvent dans les pièces d’Alfred de Musset (ce film est une adaptation d’une pièce de Musset), l’apparente légèreté fait place de ci de là à une gravité, voire une profondeur inattendue.

Le personnage de Valentin, collant d’ailleurs parfaitement bien à la peau de Jean -chouchou- Dujardin, est en effet un personnage qui s’affuble d’une certaine superficialité pour mieux masquer une misanthropie et une désillusion vis à vis du monde qui l’entoure. Mais cette apparence qu’il se donne n’est qu’un masque qui cache le vrai Valentin, fragile, sensible et attendant l’amour idéal. Finalement, il y a un peu de Valmont dans ce personnage manipulateur et cynique mais si fragile en définitive…

Si le côté théâtral du propos n’échappe pas, la mise en scène d’Eric Civanyan joue avec ce côté pour mieux en faire éclater les limites, libérant ainsi le récit et dynamisant le jeu des acteurs.

Gérard Jugnot est excellent en marchand arriviste malmené par son neveu, tandis que Mélanie Doutey apporte une touche de charme et un côté sale gosse parfait pour tenir tête au personnage de Valentin.

On n’attrapera pas mal à la tête au sortir du film, mais le divertissement est léger et fera oublier l’entrée dans l’automne maussade…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...