Titre français: Je suis une légende

Equipe:
Durée: 101‘
Genre: Drame fantastique
Date de sortie: 18/12/2007
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

L'humanité a trouvé le remède contre le cancer et les premières vaccinations se sont révélées très positives. Et peu à peu le monde entier a été vacciné... Mais c'était trop beau et trois ans plus tard, dans un Manhattan désert, John Neville chasse le cerf le jour. A la tombée de la nuit, il se cloître chez lui tandis que dehors des hurlements se font entendre...

Notre critique:

En 1971, THE OMEGA MAN (LE SURVIVANT) avec Charlton Helston dans le rôle titre de Robert Neville sortait sur les écrans aux USA. Tiré du roman de Richard Matheson (qui a toujours estimé que son roman avait été trahi), le film a, depuis, eu une carrière télévisuelle à succès dans les années 70 et 80 où on a pu le voir de nombreuses fois. Devenu à force une sorte de film culte pour les fans du genre science-fiction post apocalyptique, il fallait bien un jour que l’on se lance dans un remake…

I AM A LEGEND est donc ce remake dont le projet date déjà d’une bonne dizaine d’années durant lesquelles le rôle de Neville a été attribué à Mel Gibson, Schwarzy et bien d’autres. Pour finir, c’est le charismatique et bien sympathique Will Smith qui s’y colle renversant ainsi d’ailleurs le couple blanc-noir de 1971. Autre temps, autres pressions du politiquement correct!

Bénéficiant de superbes effets spéciaux sur un New York déserté et envahi par la nature, ce film repose plus que jamais sur les images chocs d’un monde qui a vu les hommes jouer avec des forces qui les dépassaient. Et dans ce monde, le Robert Neville du 21e siècle a perdu de sa superbe. Il a peur et est confronté à une forme de folie latente qui renforce vraiment la crédibilité du personnage. Le scénario touche aussi souvent la corde sensible (la présence du chien, du jeune enfant, etc) et utilise le flashback avec parcimonie pour faire avancer son personnage principal.

On regrettera toutefois pour un film avec ce budget et cette ampleur une fin un peu précipitée, trop ramassée sur elle-même comme si les producteurs avaient voulu maintenir coûte que coûte le tout dans une durée raisonnable! Cela gâche le plaisir d’une mise en place sereine et coupe l’herbe sous les pieds d’un spectateur qui aurait peut-être voulu en savoir plus sur ce monde-là…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...