Equipe:
Durée: 114‘
Genre:
Date de sortie: 22/09/1998
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ayant appris que son joli mari la trompait avec sa meilleure amie et souhaitait vivre avec elle une nouvelle histoire d'amour, Birdee Pruitt prend sa môme sous le bras et s'en retourne vivre chez sa mère à Smithville, Texas (sa bourgade natale), histoire de remettre un peu d'ordre dans sa vie. En pleine tempête sentimentale, elle devra faire face à l'incompréhension de sa fillette, affronter l'esprit de clocher de la petite ville, remettre des repères dans la relation qu'elle entretient avec sa mère et affronter un ancien soupirant qui n'a manifestement jamais arrêté de soupirer.

Notre critique:

Sans les quelques maladresses qui embarassent son scénario et sa réalisation, HOPE FLOATS aurait pu être une excellente comédie dramatique sentimentale. Hélas, le tempo de l’histoire par endroits bien trop lent , et la trop grande délicatesse de Forest Whitaker (petit réalisateur de WAITING TO EXHALE et grand acteur de BIRD et CRYING GAME) à mettre ses situations en place et à faire se déclencher les événements déforcent complètement le fond du récit. De même, l’excès de délicatesse de Whitaker affaiblit le jeu des acteurs et notamment celui de Sandra Bullock qui nous fait attendre 3 bons quarts d’heure avant d’enfin exprimer les sentiments qui la tourmentent ! Cela reste néanmoins un plaisir de voir évoluer Gena Rowlands, toujours trop rare sur nos écrans, même si elle est apparue récemment et de fort belle façon dans PAULIE. Toutefois, s’il y a vraiment un bonne raison de voir HOPE FLOATS, c’est dans la prestation de Mae Whitman qu’il faudra aller la trouver. En effet, cette jeune actrice de 10 ans, déjà aperçue dans THE GINGERBREAD MAN et INDEPENDENCE DAY, livre ici quelques scènes d’une bouleversante intensité, notamment dans celle où elle essaie de convaincre son père de l’emmener. Son désarroi y est à ce point déchirant de vérité qu’il est difficile de ne pas sentir notre gorge se nouer.

Pour le reste, HOPE FLOATS, proche du téléfilm soigné, aurait mieux vu sa place sur le câble plutôt que sur nos blancs écrans. Et si vraiment vous tenez à vous faire une comédie sentimentale, tournez vous vers THE OBJECT OF MY AFFECTION, de Nicolas Hytner.

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Journaliste