Titre français: Dark Water

Equipe:
Durée: 97‘
Genre:
Date de sortie: 22/04/2003
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Une mère et sa fille emménagent dans un nouvel appartement qui semble avoir de gros problèmes d'humidité en provenance de l'appartement du dessus. Chose étrange, l'appartement du dessus est inoccupé depuis belle lurette. Mais d'où vient toute cette eau alors?...

Notre critique:

Les assidus du BIFFF (Brussels International Film Festival of Fantasy) se souviennent certainement du choc causé en 1999 par la vision de THE RING du même Nakata. Une intrigue d’où l’angoisse exsudait lentement progressant jusqu’à un climax à faire pipi dans sa culotte. Hideo Nakata touchait chez le spectateur une peur primale avec une économie de moyens confondante. Couronné d’un Corbeau d’Or décerné au susdit festival, THE RING trône en bonne place dans le panthéon des films les plus pétochants du cinéma fantastique.

Or donc, voici DARK WATER. Après la vidéo hantée, l’humidité vengeresse. Avec au final la même ruine au fond de la culotte. C’est qu’il sait y faire le Nakata pour vous distiller de ces frissons qui vous gagnent petit à petit et vous font blanchir les articulations des mains crispées sur les accoudoirs. Le système est certes passablement identique à celui de THE RING mais en termes d’efficacité, il n’y a rien à redire. La normalité comme base de travail (quoi de plus normal que d’emménager dans un appartement), une lenteur palpable pour asseoir la confiance (voire endormir le spectateur non averti), une icône pour marquer les esprits (ici, la petite fille, bouleversante au dernier degré, qui ferait passer Enzo Staiola, le gamin de LADRI DI BICICLETTE, pour un émule de Jerry Lewis) et un climax à vous glacer d’effroi. Une fois encore pas une goutte de sang. Pas de démembrements salissants. Pas de tête explosée, pas de tripes excepté peut-être les nôtres au bord des lèvres. Dans ces deux films, Nakata nous fait témoins d’un récit dont l’horreur est indicible et au bout duquel on aurait peur de constater que notre propre coeur s’est arrêté de battre.

A propos de l'auteur

Journaliste