Titre français: Vers la lumière

Equipe: Ayame Misaki, Masatoshi Nagase, Naomi Kawase, Tatsuya Fuji
Durée: 101‘
Genre: Drame
Date de sortie: 28/02/2018
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Misako Ozaki observe et décrit la vie qui l’entoure dans les rues qu’elle parcourt. Il faut dire que son métier d’audiodecriptrice de films la passionne et déteint sur son existence quotidienne. Lors de séances de travail avec des malvoyants, elle rencontre Masaya Nakamori, un brillant photographe qui perd peu à peu la vue.

Notre critique:

Après THE MOURNING FOREST ou encore en 2014 à Cannes, STILL THE WATER, la réalisatrice japonaise Naomi Kawase nous propose de s’attacher aux pas de Misako, une jeune femme passionnée par son métier, tellement passionnée qu’elle ne vit que par lui et pour lui.

Loin de l’émotion visuelle que l’on pouvait ressentir dans ses films précédents, HIKARI (VERS LA LUMIERE en français) est plus dans la démonstration et dans l’explicatif que dans l’émotionnel.

C’est ainsi que le début du film se penche sur une analyse du fonctionnement du métier de l’audiodescription, mettant en avant la difficulté d’être suffisamment précis sans l’être trop. Intéressant sans aucun doute mais qui s’inscrit difficilement dans le récit.

Ensuite Naomi Kawase développe une mise en abyme avec le film sur lequel travaille Misako, ce qui lui permet de faire résonner le film à l’intérieur du film, et de faire écho à la réalité de Misako qui retourne vers son enfance au travers de sa mère atteinte d’Alzeihmer et qui tombe peu à peu amoureuse de Nakamori (d’une certaine manière lui rappelant de son père).

Malheureusement si douceur et tendresse sont bien sûr présents tant dans le récit lui-même que dans un choix subtil de la photographie, HIKARI manque d’aspérités, de reliefs, se révélant au fur et à mesure trop plat pour être vraiment prenant.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...