Equipe: Charlotte Rampling, Gero von Boehm, Grace Jones, Isabella Rossellini
Durée: 93‘
Genre: Film documentaire
Date de sortie: 21/10/2020
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

‘Helmut Newton: The Bad and the Beautiful’ raconte l’histoire sans pareille d’un des photographes les plus iconiques du 20e siècle, depuis son enfance dans une Berlin où tout était permis, jusqu’au faîte de son art en France.

Notre critique:

Seize ans après sa mort dans un accident de voiture, voici qu’un documentaire consacré à Helmut Newton débarque dans nos salles. Le célèbre photographe de charme australien d’origine allemande a certainement été l’un des plus marquants de son époque, s’intéresser à sa riche carrière n’est donc pas surprenant.

Le réalisateur s’est intéressé à l’œuvre de Newton principalement au travers de témoignages de mannequins l’ayant fréquenté. Certaines lui doivent d’ailleurs leurs clichés les plus connus, tel est le cas par exemple de Grace Jones. Toutes expliquent leur relation avec Newton, sa façon de voir les choses, ses mises en scène, la confiance souvent aveugle qu’elles lui faisaient,… Outre Grace Jones, défilent Charlotte Rampling, Isabelle Rossellini, Claudia Schiffer ou encore la papesse de la mode Anna Wintour.

Mais Helmut Newton, ce n’étaient pas que des clichés érotiques ou sensuels. Il avait une certaine fascination pour la figure du pouvoir. C’est ainsi qu’il a un jour signé un cliché de Jean-Marie Le Pen avec son chien qui n’est pas sans rappeler de célèbres photos d’Hitler prises par Leni Riefenstahl.

Le documentaire se plonge évidemment dans la personnalité de ce polyglotte. Ce ne fut pas le plus controversé mais son art lui a tout de même valu quelques remous. Ses collaboratrices mannequins lui rendent hommage dans ce portrait évidemment à décharge.

Pour ceux qui ne sont pas forcément familiers avec l’œuvre de Newton, HELMUT NEWTON – THE BAD AND THE BEAUTIFUL est certainement une bonne porte d’accès. Les témoignages sont riches, le tout est abondamment illustré (encore heureux) et la qualité des intervenants fait le reste. C’est un bon moyen de découvrir cet homme excentrique à la vie pas si facile qui a marqué indéniablement le monde de la photographie.

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A propos de l'auteur

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.