Titre français: Harry Potter Et La Chambre Des Secrets

Equipe:
Durée: 160‘
Genre: Film fantastique
Date de sortie: 19/11/2002
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Après de longues vacances (infernales) chez les Dursley, Harry Potter se trouve coincé à la maison par la faute de l'elfe Dobby venu le prévenir d'un complot contre lui... Mais heureusement, Ron Weasley et ses frères débarquent en fanfare et en voiture volante pour l'emmener reprendre les cours à Poudlard. Mais tout ne se passera pas comme prévu...

Notre critique:

Et voici le second volet de l’adaptation au cinéma de la plus célèbre série de romans pour enfants du moment: Harry Potter. A l’image des romans, les films se suivent et se ressemblent. Passé d’une durée de deux heures trente pour le premier à deux heures quarante pour le second, il subsiste toujours une certaine sensation de longueur qu’une coupe plus nette aurait pu atténuer. A noter aussi que ce film est plus sombre, plus effrayant que le premier et n’est probablement pas souhaitable pour les jeunes enfants (en-dessous de 8 ans).

Cela étant, contrairement au premier opus, HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS a le mérite de nous plonger dans le bain de la sorcellerie immédiatement puisqu’il ne doit plus nous faire le coup de la longue présentation des personnages. Tant pis donc pour ceux qui prennent le train en route… Dès le début on a la très nette impression de se retrouver chez Mary Poppins, de s’immerger dans un monde magique duquel on ne sortira qu’en quittant la salle. Mais est-ce que trop de magie ne tue pas la magie du cinéma? Heureusement, à l’instar du livre, le film nous réserve de bonnes trouvailles parsemées de-ci de-là: la beuglante, le lâcher de lutin, le livre que l’on questionne en écrivant dedans, … Tout cela, plus des décors à la mesure de l’imagination du jeune spectateur (comme la superbe porte de la chambre des secrets), réussit malgré les longueurs à nous faire rêver et à nous distraire agréablement.

Bien sûr, comme dans le premier (et comme dans les romans d’ailleurs) la mécanique de l’histoire reste la même : Harry se retrouve au centre d’un mystère qui le touche directement ou indirectement et qu’il devra résoudre. Très vite donc, Harry le sorcier se mue en Harry Dickinson, une recette qui a fait ses preuves et qui, mâtinée d’un zeste de peau de crapaud parvient à faire recette… On découvrira ainsi que Potter n’est peut-être pas celui qu’il croit être, que la chambre des secrets est l’antre d’un monstre mais pas forcément celui que l’on croit, que Poudlard a aussi des problèmes de racismes et de xénophobie (sang purs et sang-mêlé) et bien d’autres choses qui préparent déjà le prochain opus en 2004!

Car bien évidemment, avec le succès croissant des livres, on nous promet bien sûr d’adapter les romans un par un jusqu’à plus soif. Espérons que les films seront comme le bon vin et iront en se bonifiant…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...