Equipe: Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Darroussin, Robert Guédiguian, Serge Valletti
Durée: 107‘
Genre: Drame
Date de sortie: 27/11/2019
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

À Marseille, une famille se réunit pour la naissance de bébé Gloria. Malgré la joie, les jeunes parents ont connu des moments difficiles. Tentant de joindre les deux bouts, ils renouent avec le grand-père de Gloria, un ancien condamné...

Notre critique:

Deux ans après son insupportable LA VILLA, Robert Guédiguian est de retour à la Mostra de Venise avec GLORIA MUNDI, sorte de film somme du cinéma de Guédiguian. Ceux qui ne sont pas amateurs de son cinéma auront beaucoup de mal car, même si c’est légèrement mieux que LA VILLA, le résultat est loin d’être fameux. C’est même carrément pénible.

L’oeuvre de Guédiguian est presque une affaire de famille. De films en films, on retrouve les mêmes comédiens, les mêmes tares. GLORIA MUNDI ne fait pas exception, loin de là. C’est de plus en plus la même chose que cela exerce une certaine exaspération, d’autant plus que la qualité n’est plus là.

GLORIA MUNDI parle d’une famille qui a quelques problèmes financiers. L’argent est dans toutes les discussions ou presque. L’autre sujet du moment, c’est le retour du père après plus de 20 ans de prison. Il veut rencontrer sa petite fille, nouvelle née. Au milieu de cela règne un bordel monstre avec des soeurs qui se détestent, des beaux-enfants qui sont de ratés, des histoires de tromperies au sein de la fratrie et toutes sortes d’histoires du genre. Réjouissant.

C’est du Guédiguian pur jus qui, à force, devient une caricature de lui-même. Ses histoires n’ont aucun sens, sont improbables, quasiment jamais crédibles car exagérées ou ridicules. Les personnages sont, pour la plupart, tout bonnement insupportables et, par conséquent, comment s’intéresser voire s’attacher à eux? Ce n’est pas possible.

A l’image des personnages, il y a quelque chose de presque incestueux à retrouver incessamment les mêmes comédiens dans les films de Guédiguian. Cette partouze générale qui ressemble presque à un concours de qui jouera le plus mal, ne parvient jamais à convaincre. Daroussin est affable, comme à son habitude, Ascaride est une pile électrique, Gérard Meylan est la force tranquille, Anaïs Demoustier est la fille insupportable qui ne supporte plus sa situation et Grégoire Leprince-Ringuet est en roue libre totale.

Bref, le cinema de Guédiguian, ça tourne en rond depuis un moment déjà et cela ne semble pas s’améliorer. Il serait temps d’arrêter les frais.

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A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.