Equipe: Joaquin Phoenix
Durée: 155‘
Genre:
Date de sortie: 20/06/2000
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le général Maximus est le plus fidèle serviteur de l'empereur Marc-Aurèle, qui lui promet par conséquent les rènes du pouvoir. Mais le fils du chef suprème de l'Empire romain, blessé dans son orgueil, ne l'entend pas de la même oreille. Il tue son père et trahit Maximus dont il fait assassiner la famille. Emprisonné comme esclave, l'ancien général devenu gladiateur devra descendre dans les arènes de Rome pour assouvir sa vengeance.

Notre critique:

Après trente ans d’absence, le péplum trouve un souffle nouveau sous la caméra de Ridley Scott, le réalisateur anglais dont on connait surtout les mythiques ALIEN et BLADE RUNNER. Alors que récemment, il alignait les navets dans le potager de sa carrière (pensez à l’anecdotique WHITE SQUALL et au crétinissime G.I. JANE), Ridley Scott remonte au sommet en signant avec GLADIATOR un des meilleurs films d’action de l’année. Voilà qui présage du meilleur pour son prochain projet: HANNIBAL, la suite du SILENCE DES AGNEAUX.

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Mais revenons à nos romains…

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Malgré des rebondissements prévisibles, le scénario réserve la part belle aux personnages, plus fouillés qu’à l’accoutumée. Quant à l’intrigue politique sous-jacente, elle complique agréablement la trame classique de la vengeance musclée. Ceci dit, l’intérêt de GLADIATOR ne réside pas là. Il se trouve d’abord dans les images.
Déjà dans la scène d’ouverture – la magnifique bataille contre les germains – Ridley Scott joue la carte de l’originalité, traduisant la violence physique du corps à corps par un astucieux mélange de ralentis et d’accélérés. Dans la suite, l’anglais renouvelle constamment son style visuel, brisant ainsi la lassitude des combats de gladiateurs. Le réalisme de certaines scènes n’est pas sans rappeler la démarche de Spielberg dans SAVING PRIVATE RYAN. L’esthétisme omniprésent, appuyé particulièrement par l’utilisation de filtres de couleur, donne à GLADIATOR une dimension épique qui le démarque des productions habituelles. Quant aux images de synthèse (effets de foule et reconstitution de Rome), elles s’imposent d’elles-mêmes sans jamais verser dans la démonstration technologique à la PHANTOM MENACE.
L’intérêt se trouve ensuite dans l’émotion apportées par les acteurs. Après son interprétation « à la De Niro » dans THE INSIDER de Michael Mann, Russell Crowe nous dévoile une nouvelle facette de son talent. Pour incarner Maximus, il perd 30 kilos et apprend à manier le glaive. Et surtout, il parvient à humaniser un personnage qui n’était a priori qu’un héros caricatural. Dans le rôle du traitre pervers et maladroit, Joaquin Phoenix excelle. Privilégiant les doutes et les faiblesses de son personnage, il compose un méchant terriblement vrai, loin des icônes hollywoodiennes. Enfin, Connie Nielsen trouve un rôle fort, loin de ses participations fades dans MISSION TO MARS ou SOLDIER.

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Il n’y a pas photo: GLADIATOR est le blockbuster à voir du moment.

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Journaliste