Equipe:
Genre:
Date de sortie: 04/12/2001
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

2176. Mars a été terraformée depuis longtemps déjà et la colonie terrienne qui y habite est sous un gouvernement matriarcal. C'est sur cette Mars lointaine au climat difficile, colonie minière, que Melanie Ballard, lieutenant des forces de police, est chargée de récupérer dans la ville de Shining Canyon un prisonnier dangereux, James "Desolation" Williams, qui aurait tué atrocement plusieurs personnes. Mais lorsque Melanie, sous les ordres du commandant Helena Bradock, arrive à la ville minière, c'est pour y trouver des cadavres décapités et pendus par les pieds...

Notre critique:

L’amour du western qui le caractérise donne depuis toujours à John Carpenter l’envie de faire et de refaire RIO BRAVO ou 3h10 POUR YUMA au travers de tous ses films. Depuis ASSAULT ON PRECCINCT 13 en passant par THE THING ou ESCAPE FROM NEW YORK, il met ses personnages dans les situations types du western. A cet égard, GHOST OF MARS correspond bien à un western de science-fiction mâtiné de gore. Si l’on retrouve dans ce film les préoccupations de Carpenter, la contamination, l’enfermement dans un univers clos, la violence, on y retrouve aussi son non-conformisme et sa volonté de bousculer l’ordre établi (la colonie matriarcale en est un exemple frappant).
Malheureusement, GHOST OF MARS reste un travail inachevé où l’on sent que le maître a jeté sur la toile des touches de couleurs rougeoyantes à souhait mais sans parvenir à y mettre le remarquable ciment que l’on peut trouver dans THE THING ou dans IN THE MOUTH OF MADNESS.

Comme toute série B avouée, GHOST OF MARS possède une galerie de personnages au caractère genre ‘acier trempé’ à la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. De Jason Statham (Jericho) en étalon macho à Ice Cube (Desolation) en truand au grand coeur, en passant par Pam Grier ou Natasha Henstridge, des femmes fortes maniant le canon scié et l’invective, tous ces personnages sont par trop proche de la caricature pour réellement convaincre et réussir à renforcer les faiblesses scénaristiques du film…

GHOST OF MARS est donc un Carpenter plutôt manquant de consistance et de rythme, mais cela reste un Carpenter. Avis donc aux amateurs et autres forcenés du genre…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...