Equipe:
Durée: 102‘
Genre:
Date de sortie: 07/08/2001
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Jack Carter est un mec qu’il ne vaut mieux pas connaître, disons... que pour gagner sa vie, il rafraîchit... la mémoire de certaines personnes. Aujourd’hui, il est de retour dans sa ville natale pour enterrer son frère mais un certain goût de vengeance traîne dans sa bouche... Ça va charcler dans certaines chaumières !

Notre critique:

Donc, 30 ans après Michael Caine, Sylvester Stallone endosse le costume (relooké façon Frank Sinatra) de Jack Carter. Le film mythiquement culte en Angleterre se prend un joyeux bain de jouvence sous la houlette moyennement inspirée de Stephen Kay. Le scénario traite très légèrement du net, de réseau porno, de gros sous et de viol ; rien de très original quoi! Côté musique, les inoubliables rythmes de Roy Budd sont remixées avec goût par Tyler Bates et donnent au look général de cette fiction une bonne petite tenue un brin nonchalante.

Même si au sein de cette entreprise personne ne révolutionne le genre, les acteurs semblent assez bien à leur place et, sans trop en faire, servent docilement leurs personnages respectifs. Stallone est le gentil salopard, Mickey Rourke a toujours la gueule de l’emploi qu’on lui donne, Miranda Richardson avait besoin d’une nouvelle piscine et Michael Caine vient cautionner ce remake dans un rôle qui en dit malheureusement trop, trop vite. La réalisation, quant à elle, s’inscrit dans la nouvelle hiérarchie hollywoodienne (voir la critique de 3000 MILES TO GRACELAND) qui, en laissant le champ libre au monteur, s’avère bien vite avoir plus à dire que le réalisateur. Bien évidemment, cette configuration engendre des travers à répétition qui servent très mal le propos. Ainsi, une avalanche de flashs blancs vient fort artificiellement dynamiser certaines séquences un peu molles du genou, cachant tant et si bien les maladresses de ce petit film qu’il en devient agréable à regarder, sans plus.

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Journaliste