Equipe:
Durée: 180‘
Genre:
Date de sortie: 07/01/2003
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Notre critique:

Il est de notoriété publique que Martin Scorsese porte un soin tout particulier à la conception de ses ambiances musicales. GANGS OF NEW YORK entérine encore un peu plus ce fait. A l’instar de la chanson phare de U2 (‘The hands That Build America’), beaucoup de groupes plus ou moins (re-)connus viennent garnir avec fureur et fracas cette indispensable bande originale. Et dans le désordre: Peter Gabriel, Finbar Furey, Afro Cell Sound System, The Silver Leaf Quartet… et Jocelyn Pook qui nous avait démontré son incroyable univers avec les bof’s de EYES WIDE SHUT et de L’EMPLOI DU TEMPS. Si l’éclectisme est donc de mise, nous pouvons facilement épingler le côté tribal de cette plaque. Cet affrontement de gangs se traduit musicalement par des sonorités aux influences diverses tout en gardant un côté tendu voire rageur. Remarquablement agencé, le disque nous fait basculer d’une ambiance à l’autre sans transition spécifique. Si le porte drapeau de ce cd est la sublime chanson de U2, les trois compositions de Howard Shore (qui a remplacé au pied levé Elmer Bernstein) reflètent le moment de leur construction et l’influence de la trilogie tolkienne qui se ressentent notablement. Mais qu’à cela ne tienne, elles n’entachent en rien cet indispensable moment aussi bien musical que cinématographique.

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