Titre français: Still The Water

Equipe:
Durée: 119‘
Genre: Drame
Date de sortie: 28/10/2014
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Sur une île proche du Japon, par une nuit de pleine lune, des hommes et des femmes font la fête sur une plage. Au même moment, non loin de là, un jeune homme trouve un cadavre dans l’eau...

Notre critique:

Une ado étrange (elle nage toute habillée) et un ado solitaire se cherchent et s’attirent, jouant au jeu du chat et de la souris au rythme de la vie sur une île loin de la fureur des villes et de la civilisation industrielle.
Sur ce sujet de film d’amour sur fond de nature, la réalisatrice, Naomi Kasawe, continue d’explorer ce qui fait la richesse de son cinéma depuis maintenant plus de 15 ans: l’interaction entre l’humanité et la nature qui l’entoure, l’enveloppe et conditionne toute son existence. Depuis SUZAKU ou SHARA ou encore LA FORET DE MOGARI, elle s’attache à découvrir cette interaction forte entre nature et vie, entre équilibre et chaos.
Si le but est plus que louable et donne parfois des films étonnants où l’on découvre une perception du réelle et de la nature rarement abordée au cinéma, cette approche contemplative, bien que maîtrisée, ne parvient pas toujours à cerner son sujet principal.
Et c’est à nouveau le cas, dans ce STILL THE WATER, qui était attendu avec impatience à Cannes cette année, mais qui s’embarrasse peut-être trop de sous-histoires (comme par exemple les histoires de coucheries de la mère de Kaito) rompant avec la beauté et l’étrangeté du récit, cassant le plaisir méditatif du spectateur.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...