Equipe:
Durée: 128‘
Genre:
Date de sortie: 23/04/1996
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Etrange... Le fils d'un comique de Las Vegas, écrasé par la célébrité paternelle, tente de trouver l'inspiration et un éventuel sens à sa vie dans une petite ville côtière de l'Angleterre connue pour avoir été le berceau des plus fameux amuseurs publics. Il y découvrira que l'inspiration et le talent que l'on vante tant, notamment chez son père, ont des origines parfois moins glorieuses que le simple don naturel. Cette quête du ressort comique s'entremèle fort curieusement avec une absurde histoire d'oeufs contenant une poudre susceptible d'empêcher de vieillir celui qui la consomme.

Notre critique:

La quête du rire croisant la quête de l’immortalité… Oui… Et le film d’osciller entre nostalgie, clowneries anglaises, humour noir et faux suspenses.
Forcément, le ton du film est spécial. A première vue, on pourrait penser qu’il s’agit d’un ton personnel alliant humour british et poésie. Hélas, au fil des séquences qui ont par endroits vraiment du mal à se suivre, on en vient à penser qu’il s’agit plutôt de maladresse. Un léger agacement peut même poindre à force de se demander « mais que vient donc faire ici cette histoire d’oeufs? ». D’autant qu’à côté de cela, pour corser l’histoire principale, le réalisateur n’hésite pas une seconde à faire monter la tension en utilisant le procédé foncièrement malhonnête – cinématographiquement parlant – du faux suspense. L’exemple classique, et foutrement casse bonbons, du faux suspense c’est, dans un thriller, de faire sursauter les spectateurs dont les nerfs ont préalablement été tendus par quelques secondes de violonneries inquiétantes avec l’arrivée impromptue et parfaitement inutile d’un… chat! On a tous eu très peur. Ha, ha, ha, on a été bien eu. Le schmilblik n’a pas avancé d’un iota mais le réalisateur a épargné 5 minutes de scénario.
Sans tomber aussi bas, Peter Chelsom ratisse quand même à deux reprises fameusement large dans sa quête de l’émotion à tout prix, lors d’une scène de répétition et surtout lors de la scène finale. Pour un un film qui se donne des prétentions de délicatesse, cela constitue une maladresse difficilement pardonnable.

Allez, bon, donc on oublie et on passe au film suivant.

Avant de partir, on donne tout de même un bisou à Jerry Lewis parce que ça fait toujours drôlement plaisir de le voir.

A propos de l'auteur

Journaliste