Equipe:
Durée: 89‘
Genre:
Date de sortie: 01/02/2000
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Agnès est plutôt du genre solitaire, elle n'est intégrée à aucun groupe d'adolescents. Elle vit dans son coin mais se découvre une attirance particulière pour Elin, fille branchée et archi-populaire dans son milieu scolaire. A l'occasion d'une sempiternelle fête d'anniversaire, Agnès va pouvoir déclarer sa flamme à celle qui fait chavirer son coeur.

Notre critique:

Evénement assez rare pour qu’on en parle, FUCKING AMAL est un film suédois. Hormis le fait d’avoir égalé les entrées de TITANIC en Suède, sa spécificité est tout autre. Soit un thème actuellement en vogue: la découverte de l’identité sexuelle. Autre détail, non, le titre ne s’adresse pas à une personne mais bien à une ville.
Amal est une petite localité où rien ne se passe, où les jeunes rêvent d’un ailleurs plus à la mode.

FUCKING AMAL est une oeuvre résolument en osmose avec son temps, brassant les valeurs et comportements essentiels d’une jeunesse en mal de repères. On y croise des personnages ‘in’ et d’autres aussi sages que ceux d’un téléfilm pour Ecran Témoin. Si pour certaines être lesbienne est un acte tout à la fois cool et rebelle, le réalisateur et scénariste Lukas Moodysson nous évite le catalogue des midinettes bas de plafond façon Premiers Baisers. Les débordements sont justifiés, assumés et les deux jeunes protagonistes sont dotées chacune d’un cerveau (pourtant en voie de disparition dans les oeuvres ciblées pour l’adolescence). C’est assez pur, pudique et maladroit pour être sincère, assez intelligemment traité pour être digne d’intérêt. Et, en bout de piste, il reste une belle maxime: l’acceptation de soi, quelle que soit son identité sexuelle, mène à une existence beaucoup plus sereine !

A propos de l'auteur

Journaliste