Equipe:
Durée: 118‘
Genre:
Date de sortie: 01/08/2000
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un soir, John, flic trentenaire, entre en contact radio avec son papa, Frank. Le cocasse de l'histoire c'est que Frank est mort il y a 30 ans dans un incendie! Si les conseils de John se révèlent particulièrement salvateurs pour Frank, d'autres conséquences surgissent et se révèlent rapidement pire que le drame évité. C'est que l'on ne badine pas impunément avec le passé. John et son père tentent alors de conjuguer leurs efforts, à trente ans de distance, pour remettre de l'ordre dans leurs histoires.

Notre critique:

Gregory Hoblit (PRIMAL FEAR, FALLEN) signe avec FREQUENCY un petit film carré, sans prétention, et tout à fait plaisant. Le scénario est osé et tarabiscoté, il fait peut-être trop de place à l’aspect policier mais la manière du réalisateur emballe le tout avec une délicatesse qui fait décoller le film vers des régions inattendues. Le film est plus papote que course-poursuite; le rythme plus lent que trépidant; la nostalgie et les conflits personnels l’emportent sur le suspense et le spectaculaire. A tel point que l’on ne regimbe même pas lors du sympathique éloge final de la famille (difficile au départ de ne pas compatir à la tristesse de John quand on lit dans ses yeux la douleur que lui a causé le décès de son père alors qu’il n’avait que 6 ans, et à la fin de ne pas se réjouir avec lui lorsque les choses retrouvent enfin leur place).

Le réalisateur a parfaitement utilisé le regard mélancolique de James Caviezel pour en faire ce flic blessé dont la vie s’effiloche quelque peu. Face à lui (bien que jamais dans le même plan), Dennis Quaid nous rappelle qu’il est parfait en monsieur Tout-le-monde attachant auquel on prend plaisir à s’identifier.

Du cinéma calibré pour le samedi soir, certes, mais quand c’est habilement troussé, il n’y a vraiment pas de raison de s’en offusquer.

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Journaliste