Titre français: Las Vegas Parano

Equipe:
Durée: 117‘
Genre:
Date de sortie: 18/08/1998
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Las Vegas, 1971. Le journaliste Raoul Duke et son avovat le docteur Gonzo débarquent en ville pour couvrir une course de moto. Dès le début de leur expédition, il s'adonnent à toutes sortes d'expériences. Du LSD à l'éther en passant par l'acide, tout sera bon pour démasquer la véritable identité d'un pays en pleine crise sociale...

Notre critique:

Vous avez dit allumé?

Le dernier fiston de Terry Gilliam a de quoi shooter les foules. Tiré du premier livre de Hunter S. Thompson (écrivain américain psychédélique), FEAR & LOATHING IN LAS VEGAS embarque le spectateur dans un trip entre ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES et « L’Enfer » de Dante.

Johnny Depp accuse une tonsure et un look déstabilisant. Benitio Del Toro a pris vingt kilos. Nul doute, Gilliam a encore frappé.

Entre divagations éthiliques et chimiques, notre Don Quichotte américain accompagné de son conseiller Sancho Pacha essaieront, vainement, de nous faire partager leurs visions sous la houlette du réalisateur de BRAZIL. Visuellement et thématiquement disturbée, l’oeuvre gilliamesque n’est pas très lisible à la première vision. Loin de la féérie de son FISHER KING, il (nous) plonge dans un bain de stupéfiants pour essayer de décortiquer et d’analyser la situation sociale et politique du moment. Le rêve américain est une époque révolue, la réalité est loin d’être aussi rose que prétendu.

Si le procédé se révèle d’un intérêt relatif, la mise en forme esthétique et la performance des acteurs remarquable, nous sommes nettement moins enthousiates en ce qui concerne sa compréhension. De délires en délires, on se perd dans une continuité de flashes paranos sans pouvoir relier l’ensemble à une quelconque trame scénaristique. De plus, l’abondance des commentaires en voix-off de Raoul Duke (J.Depp) nous saoule tout autant que l’image.

FEAR & LOATHING IN LAS VEGAS est un film à voir dans un état similaire à ceux des acteurs, c’est-à-dire sous influence.

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Journaliste